Fête clandestine aux Buttes-Chaumont : le préfet de police saisit le procureur de la République

Fête clandestine aux Buttes-Chaumont : le préfet de police saisit le procureur de la République

LA FÊTE EST FINIE - Les images de centaines de jeunes Parisiens filmés en train de danser dans un parc du nord-est de la capitale ont suscité la réprobation du gouvernement et d'une partie de l'opinion. La fête a fait l'objet d'un signalement auprès de la justice par le préfet de police.

Un laisser-aller qui va peut-être coûter cher à ses initiateurs, si la justice parvenait à les identifier. L'indignation était importante, sur les réseaux sociaux, après la publication d'images d'une fête sauvage et illégale, rassemblant plusieurs centaines de jeunes ce dimanche après-midi dans le parc des Buttes-Chaumont, situé dans le XIXe arrondissement de Paris. "Ce sont des images qui ne sont pas admissibles. Moi, je comprends la colère des Français qui font des efforts depuis des mois, tous les jours, qui respectent toutes les règles", a réagi lundi matin le porte-parole du gouvernement, sur le plateau de LCI.

"J'entends parfaitement la lassitude, notamment des jeunes qui en ont marre, mais il n'y aurait rien de pire que de gâcher nos efforts qu'on a faits depuis plusieurs mois", a ajouté Gabriel Attal. "Il faudra trouver les organisateurs. À chaque fois qu'il y a un événement comme celui-ci il y a une enquête, on recherche les organisateurs et on les poursuit", a conclu le porte-parole gouvernemental. Peu avant le début du couvre-feu, à 19 heures dimanche, le groupe a été évacué dans le calme par les gardiens du parc. 

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Utilisation de l'article 40 du code de procédure pénale

Selon une source au sein de la préfecture de police de Paris à TF1/LCI : "Le préfet de police a agi au nom de l'article 40 du code de procédure pénale pour signaler ces faits à la justice". Un signalement au procureur de la République qui pourra donc entraîner une réaction de la justice.

L'un des jeunes participants a raconté qu'un "groupe de base de six, sept [personnes] s'est retrouvé avec 100 à 200 personnes parce qu'ils ont mis l'enceinte au milieu et ont dit à tout le monde de venir pour profiter".  Ce sera donc potentiellement à la justice et à la police de vérifier la véracité ou la réalité d'un tel déroulé des faits. Aucune enquête n'a pour le moment été officiellement diligentée par le ministère public. La mise en danger de la vie d'autrui peut être punie jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

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