Fête clandestine : un éducateur de Seine-Saint-Denis interpellé alors qu'il célébrait son mariage

Fête clandestine : un éducateur de Seine-Saint-Denis interpellé alors qu'il célébrait son mariage

FAIT DIVERS - Un éducateur jeunesse de la ville de Tremblay-en-France a été interpellé samedi alors qu'il célébrait, malgré le couvre-feu, son mariage dans une maison appartement à la commune. Le maire demande des sanctions.

L'édile n'en revient toujours pas. Pour François Asensi, maire (Front de gauche) de Tremblay-en-France, l'éducateur jeunesse que sa ville emploie a franchi la ligne rouge ce week-end. Cet agent municipal a été interpellé samedi pour avoir célébré son mariage dans une habitation appartenant à la ville en présence de plusieurs dizaines de convives, au mépris des règles sanitaires en vigueur. 

"Il y a des règles sanitaires claires, il y a un nombre de personnes à ne pas dépasser quand on se retrouve et un couvre-feu que personne ne peut ignorer aujourd'hui. Ce monsieur a demandé par deux fois à sa hiérarchie qu'une salle lui soit louée ou prêtée pour organiser sa fête de mariage samedi dernier. Il a eu par deux fois une réponse négative mais il n'a rien respecté. Comme il avait les codes d'entrée de ce site, en l'occurrence la maison de la Jeunesse où il travaille, il est tout simplement rentré illégalement  avec ses convives- une cinquantaine environ- avant d'être interpellé par la police", rapporte l'élu à LCI.

"Nuit de noces en garde à vue"

C'est un riverain de la salle qui a alerté les forces de l'ordre samedi, après avoir entendu beaucoup de bruit dans le bâtiment. "Les invités ont été évacués. Le marié a lui été placé en garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui. Sa femme a du être contente, avec un mari en garde à vue pour sa nuit de noces ", ironise François Asensi, en colère. 

Très agacé par ce manque de responsabilité, venant de surcroît d'un éducateur jeunesse "censé montrer l'exemple", le maire a demandé des sanctions à l'encontre de son employé. "Il a fait l'objet d'un rappel à la loi d'un point de vue judiciaire mais il faut davantage", insiste l'élu.

Dans un communiqué ce lundi après-midi,  François Asensi indique  qu'"une procédure de suspension a été engagée avec effet immédiat, sans traitement, et ce à titre conservatoire dans l’intérêt du service. Il ajoute : "La Ville va saisir le conseil de discipline du Centre interdépartemental de gestion de la Petite couronne, selon la procédure disciplinaire légale en vigueur.

La Ville demandera à ce conseil de discipline de prononcer une exclusion sans traitement de 6 mois". 

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Depuis la fermeture des bars à 22 heures, puis leur fermeture définitive, suivie du couvre-feu, le nombre de PV dressés pour tapage nocturne a explosé dans la capitale, selon des chiffres de la préfecture de police qu'a pu se procurer LCI : +146% entre le 25 septembre 2020 et le 20 décembre 2020 par rapport à la même période en 2019. Dans le détail, ce sont 997 PV qui ont été dressés au cours de cette période contre 405 l'année précédente.

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