Fête sans masque au commissariat d'Aubervilliers : enquête judiciaire ouverte

Fête sans masque au commissariat d'Aubervilliers : enquête judiciaire ouverte

INTERDIT - Des policiers ont fêté le départ d'une de leur collègue en plein couvre-feu dans le commissariat d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). La préfecture de police, qui a confirmé les faits, promet des sanctions. Une enquête judiciaire, confiée à l'IGPN, a été ouverte.

Une soirée festive en plein commissariat, malgré le couvre-feu et sans respect des gestes barrières. C'est ce qui s'est déroulé la semaine dernière, à Aubervilliers, en présence de plusieurs agents. Révélée par Loopsider, la fête a eu lieu le 22 janvier dernier, à l'occasion de la mutation d'une lieutenante. Sur la vidéo, on observe des hommes et des femmes, danser, boire et manger dans la salle de repos. Et ce, malgré le fait que celle-ci ne soit pas censée accueillir plus de six personnes en raison de la crise sanitaire. 

Selon Loopsider, la commissaire aurait donné son feu vert pour l'organisée de ce "pot". Mais "en petit comité" et "dans le respect des gestes barrières". La soirée aurait pris une autre tournure après son départ. 

Des sanctions pour tous les participants

La préfecture de police de Paris a réagi mercredi dans un communiqué, rappelant que "les rassemblements conviviaux de personnes sont interdits dans les commissariats et des rappels sont régulièrement effectués aux agents qui doivent se soumettre au protocole sanitaire strict de respect des gestes barrières, de port du masque, et de limitation du nombre de personnes dans une même pièce". 

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Enquête judiciaire ouverte

Dès la connaissance de la tenue d'un pot de départ au commissariat d'Aubervilliers, la semaine dernière, "des rapports explicatifs ont été demandés aux participants et des sanctions sont envisagées", affirme la préfecture.

Selon nos informations, le préfet de police a depuis décidé d’une sanction administrative pour tous les participants et ceux qui ont laissé faire. Benjamin Camboulives, secrétaire d'Alternative Police CFDT pour l'Ile-de-France, a jugé qu'une pareille mesure serait "disproportionnée", parlant d'une "bêtise" et appelant à "recontextualiser et à relativiser cet événement". La maire d'Aubervilliers Karine Franclet (UDI) a de son côté reconnu : "Tout le monde en a marre, on est tous humains, mais il y a un devoir d'exemplarité, encore plus quand on est fonctionnaire".

Jeudi, une enquête judiciaire a été ouverte et confiée à l'IGPN des chefs de mise en danger de la vie d'autrui et non respect des mesures sanitaires et du couvre-feu. 

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