Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme : la voiture du forcené était piégée

Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme : la voiture du forcené était piégée

DRAME - Le forcené qui a tué trois gendarmes dans la nuit du 22 au 23 décembre dans le Puy-de-Dôme avait installé une arme dans sa voiture. Un système aurait permis de tirer sur quiconque tentant d’ouvrir la portière.

Frédérik L., l'homme qui a tué trois gendarmes et en a blessé un quatrième dans la nuit du 22 au 23 décembre dans le Puy-de-Dôme, aurait pu faire encore plus de victimes. Car le forcené, retrouvé mort cette même nuit, avait selon nos informations piégé sa voiture, installant côté passager un fusil à pompe approvisionné. Un tendeur reliait la portière du véhicule à la détente du fusil, de sorte qu’un coup de feu aurait été tiré si quelqu’un avait ouvert cette portière.

Un élément qui confirme que le meurtrier était "extrêmement déterminé à faire un carnage", selon les mots d’Eric Maillaud, procureur de la République de Clermont-Ferrand. Au lendemain des faits, celui-ci avait évoqué "une véritable scène de guerre", expliquant que "des centaines et des centaines de douilles" ont été retrouvées sur les lieux.

"Equipement militaire hors norme"

Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables sur les gendarmes, intervenus pour porter secours à sa compagne, réfugiée sur le toit de sa maison après qu’il l’avait frappée. "Parfaitement aguerri au fonctionnement des armes" - il faisait du tir sportif -, ce père de famille catholique, très pratiquant voire extrémiste, adepte des stages de survivalisme, disposait d'un "équipement militaire hors norme", toujours selon Eric Maillaud : un Glock et un fusil d'assaut AR15 équipé d'un silencieux, d'une torche et d'une visée laser. Il portait également un gilet pare-balles et quatre couteaux à la ceinture.

Après avoir incendié sa maison et tiré sur les gendarmes, Frédérik L. a tenté de prendre la fuite au volant de son 4x4, mais a perdu le contrôle du véhicule. C’est finalement non loin de chez lui, à environ 1,5 kilomètre de son domicile, qu’il a été retrouvé mort dans la matinée, près de sa voiture, une arme à la main. Les premiers éléments recueillis par le médecin légiste ont orienté les enquêteurs vers la piste du suicide.

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Lundi dernier, un hommage national a été rendu aux trois gendarmes de la compagnie d’Ambert qui ont été tués. "Vous étiez tout simplement des héros du quotidien" et "votre souvenir s'impose et s'imposera à tous avec un infini respect et la reconnaissance éternelle de la patrie", a salué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

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