Guadeloupe : des armes de guerre et des munitions volées dans les locaux de la Douane à Pointe-à-Pitre

Guadeloupe : des armes de guerre et des munitions volées dans les locaux de la Douane à Pointe-à-Pitre

VIOLENCES URBAINES - Dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 novembre, des armes appartenant aux gardes côtes de la Douane ont été dérobées dans leurs locaux, a indiqué une source policière à LCI.

Alors que la Guadeloupe s’enfonce dans la crise sociale, sur fond de contestation contre les restrictions sanitaires, des armes ont été volées dans la nuit du vendredi 19 à samedi 20 novembre à la station des gardes-côtes de la Douane de Pointe-à-Pitre, a révélé une source policière à LCI, confirmant une information de l’AFP reçue du procureur de Pointe-à-Pitre Pascal Desjardins.

Selon La 1ère, un véhicule de l'administration douanière a été brûlé vendredi soir à Pointe-à-Pitre, avant que les incendiaires ne pénètrent dans les locaux des gardes-côtes. La chaîne a appris de sources concordantes que les individus se sont dirigés d’abord vers un premier coffre-fort renfermant environ 2000 munitions de calibre 12, qu’ils ont forcé puis laissé sur place. 

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La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

Un second coffre a été quant à lui été emmené : il contenait un fusil à pompe Remington de calibre 12, un pistolet automatique et cinq pistolets mitrailleurs semi-automatiques. Les voleurs seraient repartis à bord de la vedette des gardes-côtes, baptisée "Kaladja", dont ils auraient aussi subtilisé les systèmes de vision. 

Les photos transmises par une source policière à LCI laissent voir la carcasse d’un véhicule brûlé et un bâtiment à la façade calciné, tandis qu'à l’intérieur, les locaux ont été saccagés : mobilier et dossiers ont été renversés. 

Une enquête a été ouverte

Les autorités ont peu communiqué sur ce dossier. "Sans commentaire", a seulement réagi la direction interrégionale des gardes-côtes Antilles Guyane, basée à Fort de France, rapporte la 1ère. Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre a confirmé auprès du site l’ouverture d’une enquête en flagrance confiée à la section de recherches de la gendarmerie. 

Très éprouvé par l’épidémie de Covid-19 cet été, le département antillais est en proie à un mouvement de contestation depuis une semaine, formé en opposition à l’obligation vaccinale pour les soignants, qui a dégénéré en crise sociale. De nombreuses violences ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, tandis que la nuit de dimanche a lundi a été plus calme, notamment grâce aux renforts de policiers et de gendarmes venus de métropole, selon la préfecture, bien que de nombreux barrages aient toujours été observés.

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Le Premier ministre Jean Castex devait initialement recevoir à Matignon lundi à 18h une partie des élus de Guadeloupe afin de leur permettre "d'exposer leur analyse de la situation sur place", aux côtés des ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, des Outre-mer, Sébastien Lecornu, et de la Santé, Olivier Véran. Cas contact au Covid, il s'est astreint à l'isolement et devait donc conduire cette la réunion par visioconférence et faire une déclaration son issue.

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