INFO LCI - Braquage de la banque Milleis sur les Champs-Élysées : mise en examen de 5 individus dans le milieu du grand banditisme

INFO LCI - Braquage de la banque Milleis sur les Champs-Élysées : mise en examen de 5 individus dans le milieu du grand banditisme

FAITS DIVERS – Rebondissement dans l’affaire du braquage de la banque Milleis en 2019, sur les Champs-Élysées. Cinq individus connus des services pour appartenir au milieu du grand banditisme, interpellés lundi par les policiers, ont été mis en examen ce vendredi.

Le braquage de la banque Milleis des Champs-Élysées à Paris (8e) a sans doute été l’un des plus “beaux coups” de ces vingt dernières années. Selon nos informations, cinq hommes ont été interpellés ce lundi sur commission rogatoire d’une juge d’instruction parisienne, soupçonnés d’avoir fait partie du commando ou de l’avoir aidé. Selon une source judiciaire à LCI, ils ont été mis en examen ce vendredi : deux ont été placés en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Dans cette enquête, les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) et de l’office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ont rapidement acquis la quasi-certitude que ce “casse” avait été commis par des “pros”, de la préparation jusqu’à l’exécution. Plusieurs mois d’investigation en toute discrétion n’avaient jusqu’à présent rien donné, les braqueurs restant introuvables. Jusqu’à ces dernières semaines.

Une vingtaine de plaintes pour une soixantaine de coffres dérobés

Les faits remontent au 22 janvier 2019. Ce jour-là, la capitale est recouverte d’une épaisse couche de neige, générant des encombrements importants. Mais quatre hommes, cagoulés, gantés et armes à la main, tentent un coup qui va s’avérer payant. Ils braquent vers 9h, à l’ouverture, l’agence bancaire Milleis du rond-point des Champs-Élysées, théâtre d’affrontements quelques semaines auparavant entre gilets jaunes de la première heure et forces de maintien de l’ordre.

Le directeur et un employé de la banque sont alors séquestrés, à quelques encablures seulement du ministère de l’Intérieur et de l’Élysée. Et pour s’assurer de ne pas être dérangé, le commando dépose une pancarte à l’entrée de la banque : "Fermeture exceptionnelle, suite à des problèmes techniques", de 9h à 14h. Au sous-sol, pendant ce temps-là, ils parviennent à percer une soixantaine de coffres-forts : du cash, des bijoux, de l’or… En toute discrétion puisque les systèmes d’alarme ont été désactivés et les caméras de vidéosurveillance rendues inutilisables.

Peu après midi, les braqueurs repartent à pied de l’agence, non sans avoir nettoyé à la javel les murs de l’agence pour effacer les traces de leur passage. Les deux salariés sont finalement réceptionnés par les policiers, sains et saufs. Le directeur, lui, raconte aux policiers avoir été séquestré avec une ceinture d’explosifs. Le butin du "casse" n’a pas pu être précisément déterminé : une vingtaine de clients a finalement porté plainte alors qu’une soixantaine de coffres a été, au total, fracturée. Mais différentes sources évoquent “plusieurs millions d’euros”.

Connus dans le milieu du grand banditisme

C’est grâce, entre autres, à un minutieux travail de téléphonie et de prélèvements scientifiques que les enquêteurs ont pu remonter la piste de cette équipe de braqueurs. Europol, l'agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité, a par ailleurs coordonné un volet international, certains suspects ayant des avoirs dans plusieurs pays différents.

Les mis en cause, pour certains déjà connus des policiers pour appartenir au milieu du grand banditisme, sont nés entre 1982 et 1964, ils sont de nationalité française et algérienne. Tous ont été interpellés à leurs domiciles respectifs, dans la capitale et en proche banlieue parisienne, avant d’être interrogés au Bastion – le siège de la PJ parisienne.

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