INFO LCI - Violences conjugales : un "téléphone rouge" créé entre la police parisienne et les professionnels de santé

Violences conjugales (illustration)

POLICE – À partir du 28 juin prochain, une ligne téléphonique dédiée va être créée entre les policiers et les professionnels de santé afin de faciliter le dépôt de plainte des victimes de violences intrafamiliales…

Améliorer la prise de plainte en milieu médical, l’endroit où les faits de violences conjugales sont souvent détectés en tout premier. C’est l’objectif d’une nouvelle série de mesures mises en place par la préfecture de police, détaillées dans une note de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Ces instructions ont été, selon nos informations, envoyées ce lundi aux chefs de service de la police parisienne et de petite couronne. 

À compter du 28 juin, une permanence d’une demi-journée par semaine sera tenue par un policier au sein de la "Maison des femmes" de l’hôpital Bichat (18e). Il sera responsable de l’accueil, de la prise de plainte et de l’orientation des victimes de violences conjugales. À terme, ces mêmes permanences s’ouvriront aussi dans les hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière (13e) et de l’Hôtel-Dieu (4e), sur le même modèle que l’expérimentation menée à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Les plaintes pourront être prises directement à l’hôpital

Par ailleurs, une ligne téléphonique dédiée aux professionnels de santé va être mise en place au sein de l’état-major de cette direction (plus de 20.000 agents), en charge de l’accueil du public, de la prévention et de la lutte contre la délinquance sur l’agglomération parisienne. Derrière ce numéro - exclusivement réservé aux services d’urgences, maternité, services de gynéco, etc. -, des policiers formés et référents seront désignés au sein de la salle d’information et de commandement et pourront répondre à toute heure du jour et de la nuit, 7j/7.

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Le soignant en présence d’une victime de violences conjugales est invité à appeler ce numéro de téléphone. Le policier pourra alors orienter en fonction de l’urgence : renvoi vers une permanence au sein de la "Maison des femmes" ou orientation vers un commissariat pour prendre en compte la victime. Et ce, sans aucun délai d’attente. Pour les cas les plus graves ou les plus urgents, il est prévu que la prise de plainte soit directement rendue possible au sein même de l’établissement de santé.

"Le déploiement de ces dispositifs permettra d’accroître la prise en charge individualisée et privilégiée des femmes victimes de violences", une "priorité", conclut cette note.

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