INFO TF1 - L'employé d'une piscine municipale à Paris écroué pour une série de viols

INFO TF1 - L'employé d'une piscine municipale à Paris écroué pour une série de viols

JUSTICE - Agent technique de l’UCPA dans une piscine municipale de la capitale, le salarié a été arrêté la semaine dernière par la PJ parisienne. D'après nos informations, il aurait violé dans son domicile de fonction plusieurs fillettes, que des couples d'amis basés en province lui confiaient le temps de séjours à Paris. Il a été écroué.

L'homme était un parfait inconnu dans les fichiers de la justice. Un employé modèle et "sans histoire", au-dessus de tout soupçon. La Brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire parisienne a pourtant mis fin la semaine dernière à son parcours criminel présumé. Interpellé à son domicile jeudi dernier, le 28 janvier 2021, Bruno M. était dans le collimateur des enquêteurs pour une série de viols commis sur des enfants. Quatre victimes ont pu être identifiées à ce stade des investigations.

Son casier judiciaire vierge lui avait permis de ne jamais éveiller les soupçons de sa hiérarchie. Technicien au sein de la piscine municipale Georges Hermant, dans le XIXᵉ arrondissement de Paris, Bruno M., 60 ans, était salarié de l’UCPA. L’association sportive est chargée au quotidien de l’exploitation des lieux, en contrat avec l’Hôtel de ville. L’employé modèle devenu prédateur sexuel présumé était chargé le jour de la bonne mise en route de l’établissement et du gardiennage. 

Quatre victimes identifiées

Mais la nuit tombée, Bruno M. aurait utilisé son logement de fonction - et le jacuzzi qu'il avait installé dans le petit jardin attenant - pour y commettre une série de viols, datant pour les plus anciens de près de dix ans. 

Quatre victimes ont d'ores et déjà identifiées. Âgées de 6 à 11 ans au moment des faits, les fillettes n'étaient pas des clientes de la piscine. Toutes appartenaient au cercle d'amis du suspect, amis originaires comme lui de la Manche et de l'Eure, et qui confiaient en toute confiance leur progéniture à Bruno M. le temps de séjours à Paris. 

La plainte d'une victime la semaine dernière auprès des gendarmes de l'Eure a tout accéléré. Alerté, le parquet de Paris confie alors l'enquête à la Brigade de protection des mineurs, qui ne prend pas le moindre risque : elle interpelle l'agent municipal sans attendre.

Il se filmait avec ses victimes

La perquisition de l'appartement du suspect est fructueuse et semble vite donner raison aux policiers. Dans le disque dur de son ordinateur, les enquêteurs tombent sur des milliers de photos et des centaines de vidéos à caractère pédopornographique. Sur certaines d'entre elles, on y voit le violeur présumé avec ses petites victimes. Il faut dire que le pédophile présumé n'hésitait pas à installer des caméras-vidéo pour se filmer. Se sentait-il intouchable et à l'abri d'une arrestation ? Pour s'assurer que ses "proies" ne le dénoncent pas, il n'hésitait pas à leur faire croire qu'il les avait placées sur écoute. Apeurées, les fillettes n’avaient jusqu’alors jamais osé alerter leurs parents.

En garde à vue, Bruno M. a laborieusement reconnu les faits reprochés, tentant tant bien que mal de les minimiser. L'enquête, qui démarre à peine, devra désormais déterminer si d'autres victimes de viols existent. 

Contacté par TF1, l’UCPA condamne fermement ses agissements et dit avoir sans attendre interrompu le contrat de son désormais ex-salarié. Sollicitée, la mairie de Paris évoque elle aussi des faits "très graves", et précise qu’elle aurait "immédiatement agi en conséquence si elle avait su".

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