INFO TF1/LCI - Trafic d'armes à feu : deux militaires arrêtés dans un vaste coup de filet

INFO TF1/LCI - Trafic d'armes à feu : deux militaires arrêtés dans un vaste coup de filet

POLICE - La Brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ parisienne a démantelé, mardi 12 janvier, un important réseau de trafiquants d’armes présumés. D’après nos informations, deux soldats figurent parmi les suspects, soupçonnés d’écouler leur marchandise aussi bien à des voyous de cités qu’à des membres de l’ultradroite. Plus de 200 armes à feu ont été saisies en perquisition.

Au sein de la célèbre BRB, les trafiquants d’armes sont des "clients" habituels, rompus aux gardes à vue et aux interrogatoires. Pourtant, les policiers de la célèbre unité de la police judiciaire parisienne ont, depuis mardi, face à eux des suspects loin d’être anodins et peu habitués à se retrouver menottés : deux militaires, l’un actuellement en poste au ministère de la Défense,  et l’autre en ce moment positionné sur une base située dans l’est de la France.

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Le 20h

Tous les deux sont actuellement en garde à vue, après avoir été interpellés mardi à l’aube, à l’issue de longs mois de surveillance policière. Au total, grâce à la mobilisation de presque tous les effectifs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) parisienne, huit autres suspects ont été arrêtés à travers l’Ile-de-France, l’est mais aussi le sud de la France, sur décision des magistrats de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris. Un mélange surprenant de profils, parmi lesquels se trouvent notamment un ancien soldat ou encore un passionné d’armes sympathisant de l’ultradroite. 

Des armes de collection remilitarisés

Tous sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans un vaste réseau de trafic d’armes. D’après les premières investigations de la BRB, certains suspects rachetaient auprès de collectionneurs privés des fusils d’assaut, des pistolets automatiques, des fusils mitrailleurs rendus inopérants. Grâce à l’aide de complices, et sans doute des deux militaires interpellés, cet arsenal était ensuite rendu à nouveau actif, "remilitarisé", avant d’être revendu au marché noir aux plus offrants. 

Les armes étaient ainsi écoulées vers deux filières séparées, qui se vouent pourtant une haine féroce : d’un côté le milieu du "narco-banditisme" - les trafiquants de drogue de cités, notamment ceux de Seine-Saint-Denis- et, de l’autre, celui de l’ultradroite, où se côtoient passionnés d’armes et survivalistes. "Du jamais-vu", confie un spécialiste. "Ce qui montre bien la porosité des réseaux criminels et leur opportunisme sans limite."

Les perquisitions menées mardi par les limiers de la BRB se sont révélées fructueuses : plus de 200 armes ont en effet été saisies, ainsi qu’environ une tonne de munitions. Les dix suspects, interpellés pour des faits de "trafic d’armes en réunion" et "association de malfaiteurs" sont en garde à vue pour 96 heures maximum. Contacté par TF1, le ministère de la Défense s’est refusé à tout commentaire, rappelant qu’une enquête judiciaire est actuellement en cours. 

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