Jugement dans l'affaire Mila : pour Marlène Schiappa, il y aura "un avant et un après"

Jugement dans l'affaire Mila : pour Marlène Schiappa, il y aura "un avant et un après"

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé mercredi des peines de quatre à six mois de prison avec sursis contre 11 des 13 personnes jugées pour avoir participé au cyberharcèlement de Mila. Une décision saluée par la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa qui y voit "l'entrée de la justice dans la culture numérique".

"Je pense oui qu'il y aura un avant et un après parce qu'enfin on met sur le devant de la scène les problématiques de harcèlement", a affirmé la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa interviewé sur LCI, suite à l'annonce de la condamnation de 11 cyberharceleurs de Mila à des peines de quatre à six mois de prison avec sursis, ce mercredi 7 juillet. 

Les onze jeunes gens condamnés, âgés de 18 à 29 ans, étaient jugés pour avoir diffusé quelques-uns des milliers de messages de haine et des menaces de mort contre Mila. Plusieurs prévenus ont été condamnés en outre à verser à la jeune femme la somme de 1500 euros en raison des souffrances qu'elle a endurées et à 1000 euros chacun pour les frais d'avocats.

"Il faut que Twitter prenne ses responsabilités"

"Le harcèlement qui a lieu en ligne a des conséquences dans la vraie vie et c'est fondamental de le rappeler", a poursuivi la ministre, qui voit dans ce jugement un premier aboutissement de la loi qu'elle a porté en 2018. Cette loi, dite loi Schiappa, interdit et pénalise le cyberharcèlement en meute. Depuis son adoption en 2018, 7.374 infractions pour cyberharcèlement ont été enregistrées par les forces de police et de gendarmerie. Un chiffre qui augmente chaque année.

Lire aussi

"Je crois que le monde de la justice est en train de se former et de rentrer dans cette culture du numérique", a affirmé Marlène Schiappa qui souligne les efforts mis en œuvre par les services de l'État pour lutter contre la haine en ligne et appelle désormais les réseaux sociaux à prendre leurs responsabilités.  

"Maintenant, il faut que Twitter prenne ses responsabilités. J'appelle Twitter à faire la transparence dans les moyens qui sont mis pour la modération pour lutter contre le cyberharcèlement. Combien y a-t-il de modérateur sur Twitter france ? Sont-ils en France ou à l'étranger ? Pourquoi sont ils si longs à réagir pour les raids numériques ?", a conclu la ministre alors qu'un ultimatum de deux mois a été donné par la justice française au réseau social pour qu'il dévoile ses armes de lutte contre la haine en ligne.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Tempête Aurore : 40.000 foyers encore privés d'électricité ce soir dans le nord du pays

Tempête Aurore : ce qui vous attend ce soir et cette nuit de la Bretagne à Paris

EXCLUSIF - Affaire Maëlys : des invités du mariage où Nordahl Lelandais a enlevé la fillette témoignent

EN DIRECT - Prix des carburants : une indemnité "classe moyenne" de 100 euros pour 38 millions de Français

Tempête Aurore : une "mini-tornade" frappe une commune du Finistère et détruit une maison

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.