L'Afghan jugé en comparution immédiate condamné à 10 mois de prison avec sursis

Commissariat de police à Champigny-sur-Marne, illustration.

CONDAMNATION - L'un des cinq Afghans mis sous surveillance pour des suspicions de lien avec les talibans qui avait été placé en garde à vue après avoir rompu l'isolement auquel il était contraint a été condamné ce mercredi à dix mois de prison avec sursis.

Il avait été mis sous surveillance, comme quatre autres de ses compatriotes exfiltrés d'Afghanistan par la France. Alors qu'il avait interdiction de partir de l'hôtel de Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, où il était contraint à l'isolement, ce ressortissant afghan a été interpellé dans une épicerie du XVIIIe arrondissement de Paris, en dehors donc de la zone de surveillance qui lui avait été imposée par le ministère de l'Intérieur. 

Placé en garde à vue pour non-respect d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas), il a été jugé en comparution immédiate mercredi soir. 

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Il était logé dans cet hôtel avec sa femme, sa petite fille de trois mois et plusieurs autres membres de sa famille. Lors de l'audience, cet homme, qui a dit avoir été procureur en Afghanistan avant de reprendre des études de droit, a expliqué avoir voulu acheter des médicaments, car il souffrait de maux de tête et de vomissements depuis son arrivée en France.

Dans des propos parfois confus, il a raconté avoir suivi un homme vivant dans le même hôtel qui lui aurait proposé de lui acheter ces médicaments, sans comprendre qu'il se rendait à Paris. Interrogé par les enquêteurs, cet homme a pour sa part dit que le réfugié afghan lui avait demandé de l'accompagner à Paris pour acheter des cartes SIM. 

"Ce n'est pas le dossier d'un taliban en France livré à lui-même, c'est le dossier d'un homme qui a fui son pays avec sa femme et sa fille de trois mois" et qui a été arrêté pour être "allé au supermarché", a plaidé son avocate, Me Alice Ouaknine.

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La représentante du ministère public avait requis une peine "ferme et dissuasive" de 12 mois de prison, dont six mois avec sursis. L'homme a finalement été condamné à dix mois de prison avec sursis. Il sort donc libre, mais fait toujours l'objet de la Micas.

Bien que surveillé, cet Afghan condamné mercredi soir, n'est pas celui suspecté d’avoir entretenu des liens avec les talibans, mais l'un de ses proches. Les investigations sont toujours en cours pour définir précisément le rapport qu'entretenait le principal suspect avec les insurgés.

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