L'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie ciblé à son tour par une cyberattaque

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PIRATAGE- Un piratage informatique d'ampleur frappe depuis le lundi 8 mars le centre hospitalier d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques). C'est le troisième hôpital visé en un mois.

Après les centres hospitaliers de Dax et de Villefranche-sur-Saône, c'est au tour de l'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) d'être l'objet d'une cyberattaque importante perturbant fortement le système informatique. Cet hôpital, qui emploie près de 600 personnes pour 321 lits et places dans cette sous-préfecture, a été touché par une attaque de "ransomware" (rançongiciel) par laquelle des pirates s'introduisent dans le système informatique puis chiffrent ses fichiers pour les rendre inopérants, exigeant une rançon pour les débloquer. 

La menace informatique a été repérée lundi par un ingénieur en charge de l'ensemble des installations. "Nous avons réagi le plus rapidement possible. Ce virus [...] est le même qui a touché l'hôpital de Dax il y a un mois", a-t-il précisé dans le quotidien régional Sud-Ouest. Sur les écrans de l'hôpital d'Oloron, des messages en anglais sont apparus pour réclamer une rançon de 50.000 dollars en bitcoins. Depuis, les agents sont donc contraints d'utiliser du papier et des crayons pour continuer leur travail. Un retour en arrière qui complique leur quotidien et celui des patients. 

Les conséquences du piratage informatique sont multiples. Il affecte la plupart des données liées aux informations de santé des patients, ce qui pourrait entraîner des reports de certaines interventions, faute d'un retour à la normale rapide, a expliqué la direction. Par ailleurs, la cyberattaque complique également la gestion - informatisée- des stocks de médicaments, mais sans toutefois remettre en cause la campagne de vaccination contre le Covid-19, à ce stade. Le téléphone au sein de l'hôpital fonctionne toujours, a souligné la direction qui a précisé qu'un audit des systèmes informatiques de l'hôpital avait été réalisé, à la suite de récentes cyberattaques sur d'autres établissements.

Une enquête a été ouverte

"Nous avons déconnecté tous les postes de travail pour limiter les pertes", a expliqué le directeur de l'hôpital Frédéric Lecenne au quotidien La République des Pyrénées. "On peut récupérer nos réseaux dans 48 heures, comme dans trois mois." Depuis la crise sanitaire, les établissements de santé sont devenus des cibles privilégiées de la menace informatique. La raison ? "L'attaque poussant sans doute plus facilement les hôpitaux à payer la rançon au vu du besoin critique de continuité d’activité", selon un rapport de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). 

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Une plainte a été déposée en gendarmerie et la cellule cybercriminalité de la gendarmerie de Pau s’est rendue sur place, au côté des agents de l'Anssi, gendarme de la cybersécurité sur le territoire. Une enquête a été ouverte pour tentative d'extorsion, et comme dans les cas de Dax et Villefranche-sur-Saône, le parquet de Pau a indiqué en fin de journée à l'AFP s'être dessaisi au profit de la section cybercriminalité du parquet de Paris, qui a compétence nationale en la matière.

À la suite de l'attaque de l'hôpital de Dax - survenue il y a un mois - le président Emmanuel Macron avait annoncé un plan d’un milliard d’euros pour renforcer la cybersécurité des hôpitaux.

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