L'ultragauche connaît une "montée en gamme importante de la violence", affirme Laurent Nuñez

Laurent Nuñez lors d'une session de questions au gouvernement, le 28 janvier 2020 à l'Assemblée nationale.

DÉGRADATIONS - Le coordonateur national du renseignement évoque des actes visant des collectivités locales ou des antennes-relais. Vendredi 11 décembre, sept personnes ont été mises en examen pour "association de malfaiteurs terroriste".

"Un peu moins de 200 dégradations", dont une partie revendiquée par des mouvements de l'ultragauche : selon Laurent Nuñez, ce sont les faits recensés depuis le début de l'année à la suite d'un appel à commettre "des actions directes" visant "des lieux " symboliques du "Grand capital". Un bilan qui dénote, selon le coordonateur national du renseignement, d'une "montée en gamme importante de la violence dans la mouvance".

"Plus de la moitié" de ces actes viseraient des pylônes de lignes téléphoniques. "En 2017, il y avait eu aussi un appel un peu identique, mais celui de cette année semble plus suivi, il y a plus d'actions", a ajouté Laurent Nuñez.

Sept mises en examen vendredi

Vendredi 11 décembre, sept personnes affiliées à ces mouvements ont été mises en examen pour "association de malfaiteurs terroriste". Âgés de 30 à 36 ans, ils sont soupçonnés d'avoir préparé une action violente, sans que leurs cibles ne soit encore "arrêtées" lors de leur interpellation mardi, a indiqué dimanche une source proche du dossier. "Cela tournait autour des institutions, des forces de l'ordre ou des militaires", précise-t-elle. 

Les services de renseignements se sont certes concentrés sur le terrorisme islamiste sunnite ces dernières années, mais ne l'ont jamais fait au détriment de la surveillance d'autres mouvances- Laurent Nuñez

Selon une source sécuritaire interrogée en octobre, les autorités estiment à environ 2.000 le nombre de membres de l'ultragauche. La dernière saisine connue de la justice antiterroriste dans ce cadre remontait à l'affaire de Tarnac, en 2008. Dans ce dossier de sabotage de lignes TGV, les qualifications terroristes avaient été abandonnées avant le procès.

Au début de l'année, le procureur de Grenoble avait demandé au parquet antiterroriste de se saisir d'une quinzaine d'incendies commis, en trois ans, à l'encontre de la gendarmerie et diverses institutions. En vain. 

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