Le plan Alerte enlèvement levé dans les Vosges pour Mia, 8 ans, toujours recherchée

Le plan Alerte enlèvement levé dans les Vosges pour Mia, 8 ans, toujours recherchée

DISPARITION - Le dispositif Alerte enlèvement a été levé concernant Mia, une petite fille de 8 ans enlevée dans les Vosges, a confirmé le procureur dans une conférence de presse, ce mercredi midi. L'enquête, elle, se poursuit, la fillette n'ayant pas été retrouvée.

"Sur décision du parquet d'Épinal, il est mis fin à l'alerte enlèvement" : voilà ce qu'a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi le ministère de la Justice par l'intermédiaire d'un tweet, précisant que la jeune Mia, 8 ans, enlevée dans les Vosges, était toujours recherchée.

Le dispositif avait été déclenché mardi après que l'enfant ait été enlevée par trois hommes alors qu'elle était chez sa grand-mère dans les Vosges, selon la gendarmerie et le procureur de la République d'Épinal. Ce dernier a indiqué, ce mercredi à midi, qu'il "n'a pas jugé utile" de le poursuivre, l'objectif de diffusion ayant été atteint. 

Contrairement à ce qui avait été indiqué dans la nuit, la photo de la fillette peut être encore diffusée, a précisé le procureur de la République mercredi. 

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La petite Mia, 8 ans, retrouvée en Suisse

Enlevée par trois hommes

La petite fille "a été enlevée à Les Poulières (Vosges) le 13 avril 2021 vers 11h30 par trois hommes de type européen, deux âgés entre 25 et 35 ans, dont l'un serait porteur d'un tatouage en forme de croix au niveau du cou, et un troisième âgé de 45 à 50 ans", selon le texte d'abord diffusé. Ces hommes "sont susceptibles de circuler à bord d'un véhicule Volkswagen de type transporter gris anthracite", est-il ajouté. "La fillette a été enlevée alors qu'elle était confiée à sa grand-mère maternelle désignée tiers de confiance par le juge des enfants", a précisé le procureur de la République d'Épinal Nicolas Heitz. Une situation qui durait "depuis quelques semaines".

L'enfant "pourrait être accompagnée de sa mère Lola Montemaggi , âgée de 28 ans, 1m70, très mince, cheveux châtains clairs mi-longs, deux tatouages 'étoiles' à l'intérieur d'un poignet", ajoutait le texte de l'alerte enlèvement. Cette femme pourrait circuler "à bord d'un véhicule Peugeot 207 noir, immatriculé BZ 370 GZ". Ce mercredi, le procureur a expliqué que la fillette était "suivie par le juge des enfants" et que sa mère, "qui n'a pas le droit de la voir seule", "refusait toute collaboration avec les services éducatifs".

La section de recherche de Nancy et la brigade de recherche de Saint-Dié sont chargées de l'enquête, a encore indiqué le magistrat. Au total, 90 enquêteurs sont mobilisés dans cette affaire, a indiqué la gendarmerie à LCI. 

L'alerte enlèvement, un dispositif codifié

Le plan Alerte enlèvement est un dispositif d'alerte massive et immédiate déployé pour aider à la recherche d'un enfant présumé enlevé. Il est largement inspiré du plan "Amber Alert", créé au Texas en 1996, après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman. Adopté en France en février 2006, il consiste à lancer une alerte massive en cas de rapt d'enfant mineur pour mobiliser la population dans la recherche de l'enfant et de son ravisseur.

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Il n'est activé que si plusieurs critères sont réunis : il faut un enlèvement avéré et pas une simple disparition, la victime doit être mineure, son intégrité physique ou sa vie doivent être en danger et des éléments d'information doivent permettre de la localiser.

Sa précédente activation remonte à février 2020 pour Vanille, une petite fille de 1 an, enlevée à Angers. La fillette avait été retrouvée morte le lendemain dans une benne à vêtements et sa mère, qui souffrait de troubles psychiatriques, avait reconnu avoir tué son enfant.

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