Garde à vue prolongée pour le rappeur Doc Gyneco, soupçonné de violences conjugales

Doc Gynéco

VIOLENCES - L'artiste de 46 ans a reconnu avoir giflé sa compagne à quatre reprises. Sa garde à vue a été prolongée de 24h jeudi.

Le rappeur Doc Gyneco est soupçonné de "violences volontaires par conjoint". La garde à vue de la star de 46 ans, commencée mercredi, a été prolongée de 24h, a appris LCI jeudi soir auprès du parquet de Paris. L'enquête est confiée au commissariat du 18e arrondissement.

Selon nos informations, les policiers ont été appelés par une voisine du couple vers 19h, mercredi 10 mars. Sur place, les policiers se font ouvrir la porte par l'enfant du chanteur et constatent la présence d'une femme qui cache son visage en même temps que la présence de l'artiste. Les forces de l'ordre constatent un œdème au niveau de son œil, qui est en train de gonfler. Doc Gyneco a reconnu avoir mis quatre gifles à sa compagne, qui n'a pas souhaité porter plainte.

Le rappeur "a reconnu les faits et ne cherche pas à les minimiser", a déclaré son avocat, Me Jonathan Khalifa, à l'AFP. "Il a vocation à s'exprimer devant la justice de son pays et non pas à être condamné médiatiquement", a-t-il ajouté.

Doc Gyneco, alias Bruno Beausire, est l'auteur de Première consultation, un premier album solo sorti en avril 1996 et vendu à plus d'un million d'exemplaires, avec des titres comme Né ici, Viens voir le docteur ou Vanessa, entre rap et reggae. Il fera date dans l'histoire de la chanson française au point d'être élu, en 2012, meilleur album de rap français par le magazine Les Inrocks.

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La suite de l'histoire est moins glorieuse : problèmes avec le fisc, participation controversée à des émissions de téléréalité, vie privée étalée dans les journaux, notamment sa liaison avec l'écrivain Christine Angot. Cette dernière fera le récit de leur relation dans un roman Le Marché des amants, sorti en 2008. Il y a quelques années, le chanteur, au plus bas financièrement, avait dû retourner vivre chez ses parents où il avait repris une vie normale : "J'ai été obligé d'aller travailler, d'économiser, de gérer mon budget comme tous les Français. J'ai mis un frein à mon train de vie, j'ai arrêté de fumer, de boire, de dépenser mal à propos", confiait-il à Pure Charts en 2015.

En 2007, Doc Gyneco a soutenu Nicolas Sarkozy à la présidentielle, une décision très médiatisée qu'il a ensuite qualifiée d'"erreur".

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