Loire : trois survivalistes d'ultradroite mis en examen après la découverte d'armes de guerre à leur domicile

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COUP DE FILET - Des survivalistes d'extrême-droite ont été mis en examen dans la région de Saint-Etienne (Loire), après la découverte de plusieurs armes et munitions à leur domicile. Sur l'un des terrains perquisitionnés, une base de vie avait été organisée.

Ils dissimulaient un arsenal d'une série d'armes et de 2500 munitions. Trois membres de la mouvance d'ultradroite survivaliste, deux hommes et une femme, ont été mis en examen mercredi 21 octobre pour détention illégale d'armes découvertes chez eux, dans la région de Saint-Etienne, a appris jeudi l'AFP de sources policière et judiciaire.

Parmi eux, un homme de 32 ans, soupçonné d'avoir joué un rôle central dans l’acquisition de ces armes. Exploitant un commerce de surplus militaire et présenté comme le leader du groupe, il a été placé en détention provisoire, a indiqué le parquet de Saint-Etienne dans un communiqué. 

Les deux autres personnes, un homme de 22 ans et une femme de 41 ans, ont quant à elles été placées sous contrôle judiciaire. Les infractions sur les armes commises en réunion sont punies d'une peine maximale de dix ans d’emprisonnement.

Des armes "prêtes à un emploi immédiat"

Un commerce ainsi que les domiciles des trois personnes ont été perquisitionnés lundi dernier à Saint-Etienne et dans deux communes du massif du Pilat, dans la Loire, Le Bessat et Saint-Genest-Malifaux. Des opérations sous haute tension, menées par une quarantaine de membres de forces de l'ordre. Les policiers stéphanois ont été épaulés notamment par le groupe de lutte anti-terroriste, la BRI et l’antenne Raid de Lyon en association avec des policiers de la DGSI, sous le contrôle du Juge des libertés et de la détention de Paris "en lien avec le parquet national antiterroriste", précise le parquet. 

Ce coup de filet a permis de mettre la main sur un arsenal d'armes, dont "certaines étaient approvisionnées, prêtes à un emploi immédiat", a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Saint-Etienne, David Charmatz, rapporte Le Progrès. L'arsenal découvert comprenait notamment un pistolet-mitrailleur, un fusil d’assaut, deux fusils à pompe et trois grenades, ainsi que 2500 munitions dans la maison de l’un d’eux, située sur un très grand terrain à Saint-Genest-Malifaux. 

Pas de "projet criminel"

Une véritable "base de vie" était aménagée sur ce terrain, "avec un important stock de vivres et de médicaments, ainsi que du matériel médical et chirurgical", a déclaré à l’AFP une source proche de l’enquête. Cette propriété comprenait même un "bloc opératoire sommaire ou en cours de constitution [...] presque une salle d'opération", a indiqué une source à France Bleu, qui ajoute que des véhicules paramilitaires d'origine américaine ont également été retrouvés sur ce terrain.  

Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert des plants de cannabis cultivés en intérieur lors de la visite de l'un des domiciles, dont le résident a reconnu être usager, ajoute Le Progrès.

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Mais les personnes arrêtées ne semblaient toutefois pas prête à passer à l'acte : une source proche de l'enquête précise à l'AFP qu’"aucun projet criminel" n’est reproché à ces adeptes du survivalisme, dont tous les casiers judiciaires sont vierges. Si une enquête en flagrance a été ouverte pour "l’acquisition et la détention illégale des armes retrouvées, après des échanges avec le parquet national antiterroriste", le procureur de la République de Saint-Etienne, cité dans le communiqué du parquet, confirme "l’absence d’éléments pouvant caractériser un projet d’attentat".

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