Marseille : la police ne mégote pas sur le trafic de cigarettes

Marseille : la police ne mégote pas sur le trafic de cigarettes

COUPS DE FILET - En un an et demi, les cinq fonctionnaires spécialisés dans la lutte contre le trafic de cigarettes ont saisi 13 000 cartouches pour un préjudice de 1,3 million d’euros pour l’État. Jeudi dernier, un Bosniaque de 32 ans a été arrêté.

Lorsque l’on pense aux quartiers Nord de Marseille, la lutte contre le trafic de cigarettes paraît anecdotique, comparée à celle contre les stupéfiants. Et pourtant… Le commissaire divisionnaire Patrick Longuet, chef du commissariat Nord l’affirme, cette traque est une nécessité : "Il y a une réelle problématique de violence et une forte insécurité chez les commerçants et les habitants liée à ce trafic. Comme pour les stups, des guerres de territoires, de grosses sommes d’argent en jeu, des règlements de comptes, des vendeurs armés… "

Il y a un an et demi, une unité spécialisée est créée. Cinq policiers de terrain, qui arpentent les quartiers Nord de la ville pour repérer les grossistes et les revendeurs, souvent des clandestins. Filatures, observations, connaissance du milieu… des qualités qui ont permis à l’équipe d’obtenir de bons résultats : une centaine d’interpellations en 18 mois et 13.000 cartouches saisies pour un préjudice d’1,3 millions d’euros pour l’État. De la cigarette contrefaite à la cigarette de contrebande.

Bénéfice net de 120.000 € par mois

La semaine dernière, le groupe "clopes" a bouclé une belle affaire. Les policiers repèrent sur les réseaux sociaux un vendeur. Ils parviennent à l’identifier, le "filochent" et remontent le fil jusqu’au semi-grossiste. Un Bosniaque de 32 ans chez qui 1.540 cartouches de cigarettes de contrebande venant de l’Est ont été retrouvées. Selon La Provence, il en vendait près de 1.500 par semaine, 50 euros chacune alors qu’il les achetait à son grossiste 30 euros pièce. Soit un bénéfice net de 120.000 euros par mois. Une arme à feu et des munitions ont également été saisies.

 

"Plus on résout des affaires, plus on marque notre présence, plus on insécurise les vendeurs, qui sont de plus en plus méfiants" explique le commissaire de la division Nord. "Mais la nouveauté, c’est que les trafiquants commencent à s’équiper d’armes de poing, là où ils étaient habituellement armés de couteaux".

Vendredi 20 novembre, un homme a d’ailleurs été poignardé à mort dans le quartier marseillais de Noailles, sur fond de trafic de cigarettes. 

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