Marseille : prison ferme requise contre un ex-député accusé d'avoir joué des fonds publics au casino

Marseille : prison ferme requise contre un ex-député accusé d'avoir joué des fonds publics au casino

JUSTICE - Dix-huit mois de prison dont six avec sursis ont été requis mercredi, à Marseille, contre l’ex-député socialiste Henri Jibrayel. Il est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour jouer au casino et rembourser le crédit d’un véhicule à usage privé.

De la salle de jeux à celle du prétoire. Henri Jibrayel, un ancien député socialiste, est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour jouer au casino. Et ainsi rembourser le crédit d'un véhicule à usage privé. Dix-huit mois de prison, dont six avec sursis, ont été requis ce mercredi 27 octobre à Marseille.

"L’argent des dépenses de jeu, c’est mon argent, je n’ai pas utilisé d’argent public, je le dis solennellement", s’est défendu l’ancien homme politique, élu dans les quartiers pauvres du nord de Marseille et aujourd'hui âgé de 70 ans. Il a reconnu son addiction au jeu "pour des problèmes personnels" et s'est fait interdire de casino. Son défenseur, Me Jorge Mendes Constante, a réclamé sa relaxe, "ce dossier ne permettant de dire que l’argent joué provenait de l’Assemblée nationale", selon lui.

"Ce genre de comportement contribue à l'affaiblissement de la démocratie"

Le procureur, Mathieu Vernaudon, a également réclamé une amende de 10.000 euros et une inéligibilité durant trois ans pour ce "détournement de fonds" publics versés par l'Assemblée nationale. Le procureur a justifié ses réquisitions par des pratiques "gravement attentatoires au pacte social que Henri Jibrayel doit faire vivre". "Ce genre de comportement, l’utilisation de fonds publics à des fins personnelles, contribue à l’affaiblissement de la démocratie", a-t-il estimé.

Élu à l’Assemblée nationale de 2007 à 2017, Henri Jibrayel doit également être rejugé le 17 novembre devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Il avait fait appel de sa condamnation, prononcée le 14 septembre 2020 pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts, à trente mois de prison dont dix mois ferme à purger sous bracelet électronique à domicile.

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Le tribunal lui avait aussi infligé une amende 30.000 euros et une privation des droits civils et civiques – dont l’éligibilité – pendant cinq ans. Cet élu des quartiers Nord de Marseille a été reconnu coupable d’avoir, en 2011, offert des mini-croisières aux seniors de sa circonscription dont les factures avaient été réglées par des associations de son canton subventionnées par le conseil général, dont il était un élu influent.

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