Metz : six mois de prison avec sursis pour la manifestante anti-pass à la pancarte antisémite

Près de 215.000 personnes ont manifesté partout en France contre le pass sanitaire samedi 14 août, selon le ministère de l'Intérieur.

JUSTICE - L'enseignante et ex-candidate FN aux législatives qui avait brandi en août dernier une pancarte antisémite a été condamnée ce mercredi à 6 mois de prison avec sursis.

Son acte n'est pas resté impuni. Cassandre Fristot, enseignante et candidate FN aux législatives de 2012 qui avait brandi une pancarte antisémite lors d'une manifestation contre le pass sanitaire le 7 août, a été condamnée ce mercredi à six mois de prison avec sursis pour "provocation à la haine raciale" par le tribunal correctionnel de Metz. 

Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité contre l'accusée, qui ne s'était pas déplacée à l'audience le 8 septembre, et qui n'était pas non plus présente ce mercredi. Elle encourait jusqu'à un an de prison et 45.000 euros d'amende.

Cassandre Fristot, professeure d'allemand remplaçante, a d'autre part été suspendue par l'Éducation nationale, "provisoirement" selon ses avocats. Elle avait été interpellée début août dans la commune d'Hombourg-Haut en Moselle et son domicile avait perquisitionné. 

La diffusion d'une photo de l'écriteau "Mais qui", qu'elle brandissait fièrement lors d'une manifestation contre le pass sanitaire début août avait suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont la plupart sont juifs, y étaient ciblés. "Cette pancarte est abjecte", avait tweeté le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "L'antisémitisme est un délit, en aucun cas une opinion. De tels propos ne resteront pas impunis."

"L’antisémitisme est une plaie pour la société. C’est aussi un délit qui doit être combattu", avait aussi réagi le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer.

Les avocats des 13 parties civiles avaient tous insisté sur le fait que la pancarte brandie le 7 août portait "les stigmates profonds de l'antisémitisme" et les "codes du complotisme", comme l'avait souligné Me David-Olivier Kaminski, avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Ces affirmations avaient été contestées par les avocats de la défense, qui avaient nié tout antisémitisme de la part de leur cliente.

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