Meurtre de Samuel Paty : une femme placée en garde à vue à Nîmes dans le cadre de l'enquête

La collégienne qui avait accusé Samuel Paty d’islamophobie a avoué ne pas avoir été présente lors de la présentation des caricatures de Charlie Hebdo. Cinq mois après la mort de l'enseignant, ces aveux ravivent la colère des élèves et de leurs parents.

JUSTICE - Une femme de 33 ans a été interpellée ce mardi à Nîmes et placée en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, a appris TF1/LCI d'une source proche de l'enquête. Elle avait été en contact avec l'assassin du professeur d'histoire.

Une femme a été interpellée ce mardi matin à Nîmes et placée en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, a appris TF1/LCI d'une source proche de l'enquête, confirmant une information d'Objectif Gard. Âgée de 33 ans, elle avait été en contact avec Abdoullakh Anzorov, le tueur du professeur d'histoire-géographie, dans les jours qui ont précédé l'attaque.

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Quatorze personnes mises en examen dans le cadre de l'enquête

Sa garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures avant une éventuelle mise en examen dans le cadre de l'instruction ouverte pour "complicité d'assassinat terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste". Cette opération a été conduite par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire, en charge des investigations aux côtés de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

En tout, quatorze personnes sont mises en examen dans cette affaire, dont six collégiens et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui. Accusé d'avoir, avec le parent d'élève Brahim Chnina, "nommément désigné" le professeur "comme une cible sur les réseaux sociaux", une semaine avant l'assassinat, il a contesté le 31 mai devant la cour d'appel de Paris sa mise en examen pour "complicité d'assassinat terroriste". Selon des sources proches du dossier, la décision a été mise en délibéré au 28 juin.

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Début mars, la jeune fille de 13 ans, qui accusait le professeur d’histoire, a reconnu, lors de sa mise en examen pour "dénonciation calomnieuse" le 25 novembre 2020, ne pas avoir été présente lors du cours sur les caricatures de Charlie Hebdo. Dans la version qu’elle présentait jusque-là aux enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT), la collégienne avait assuré que Samuel Paty avait poussé les élèves musulmans à quitter la salle de classe avant de présenter les caricatures du prophète Mahomet.

Sa version des faits avait incité, le 16 octobre, Abdoullakh Anzorov, à décapiter Samuel Paty, 47 ans, près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Le réfugié d'origine tchétchène avait été abattu peu après par les policiers.

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