Mort de Michel Fourniret : Eric Mouzin dénonce "toutes les erreurs commises dans le dossier d'Estelle"

Mort de Michel Fourniret : Eric Mouzin dénonce "toutes les erreurs commises dans le dossier d'Estelle"

JUSTICE – Le père d'Estelle Mouzin a réagi à l'annonce du décès de Michel Fourniret, lundi, jugeant que la disparition du tueur en série, qui n'a jamais donné "d'informations précises", n'aurait que peu de conséquences.

Aucun changement, ou presque. Quelques heures après la mort de Michel Fourniret, lundi après-midi à Paris, Eric Mouzin réagissait au micro de TF1, jugeant que la disparition du tueur en série de 79 ans n'allait pas changer grand-chose. "On peut penser qu'il va nous priver de certaines informations, mais en fait ça fait déjà plusieurs mois qu'il était incapable de donner des informations précises, quand bien même il aurait voulu en donner puisqu'il ne donne jamais d'informations précises de quelque nature que ce soit", estimait-il

Ce mardi, le père de la petite Estelle, 9 ans, disparue le 13 janvier 2003 à Guermantes, a de nouveau témoigné auprès de plusieurs médias pour s'exprimer plus longuement sur les conséquences que pourraient avoir la mort de "l'Ogre des Ardennes", qui avait été mis en examen en mars 2020 pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans le cadre du dossier Estelle Mouzin. 

Toute l'info sur

La mort de Michel Fourniret

"Le temps perdu ne peut jamais se rattraper"

"La mort de Michel Fourniret est anecdotique. Elle est la manifestation de toutes les erreurs qui ont été commises dans le dossier d'Estelle et d'autres", a souligné Eric Mouzin. "C'est la manifestation aussi du défaut de la justice française d'instruire ce genre d'affaires et d'une espèce de légèreté qui a été la règle vis-à-vis de ce couple (Michel Fourniret et son ex-compagne Monique Olivier, ndlr)", a-t-il poursuivi au micro d'Europe 1. 

"À partir du moment où ils sont arrêtés en 2003 et que les enquêteurs belges les 'livrent' à la police française, on s'étonne et on s'interroge. Et vraiment, c'est quelque chose d'incompréhensible, qu'il n'y ait pas eu une tentative de suivi du parcours de ce couple. C'était pas possible, après qu'ils ont avoué une série de meurtres en 1987, 1988, 1989, 1990, 2000 et 2001, qu'on puisse ne pas penser qu'il n'y avait pas d'autres." 

En vidéo

Mort de Fourniret : la réaction du père d'Estelle Mouzin

En 2008, Michel Fourniret avait par ailleurs évoqué dans un courrier le meurtre d'Estelle Mouzin sans que la justice ne s'y intéresse. "Cette mort concrétise le gâchis de la justice dans le traitement de cette personne. Je pense qu'il y a cinq ou six ans, il fallait s'intéresser à son cas. Et le temps perdu ne peut jamais se rattraper. Et c'est de ce temps-là, perdu, dont nous souffrons aujourd'hui", a-t-il expliqué sur France Info

Lire aussi

La mort du tueur en série Michel Fourniret est en effet intervenue avant la fin des investigations sur les disparitions d'Estelle Mouzin et de trois jeunes femmes, entre 1988 et 2003. Mais ces enquêtes vont se poursuivre, avant un éventuel procès de Monique Olivier.

La juge d'instruction parisienne Sabine Khéris reste chargée de l'information judiciaire qui regroupe ces quatre dossiers et touche à sa fin : l'enlèvement en 2003 d'Estelle Mouzin, la disparition en 1988 de Marie-Angèle Domece, le viol et le meurtre de Joanna Parrish en 1990 et la disparition de Lydie Logé en 1993. Michel Fourniret, déjà jugé et condamné à perpétuité pour huit meurtres, était mis en examen dans ces quatre affaires. Ne reste maintenant que Monique Olivier, mise en examen pour complicité, et qui pourrait donc être jugée seule dans ces affaires devant une cour d'assises. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : doit-on s'isoler si l'on est déclaré "cas contact" et pleinement vacciné ?

EN DIRECT - Covid-19 : le nombre d'hospitalisations encore en hausse en France

Le tableau des médailles des JO de Tokyo : la France stagne, après l'or en aviron

Alors que la France est "en retard", le Royaume-Uni s'est emparé du problème du Covid long

VIDÉO - Pour rassurer, Olivier Véran vaccine devant les caméras sa collègue Olivia Grégoire, enceinte

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.