"Mortier" et "mortier d'artifice" : quelle différence ?

"Mortier" et "mortier d'artifice" : quelle différence ?

FOCUS - Censés servir à lancer des feux d'artifice, les "mortiers d'artifice" sont de plus en plus détournés pour cibler notamment des forces de l'ordre. Ces engins pyrotechniques sont à distinguer des "mortiers" quant à eux destinés à lancer des obus sur des scènes de guerre.

Normalement utilisés par les professionnels des feux d'artifices, ils sont parfois détournés par des délinquants. Les "mortiers d'artifice" ont ainsi été utilisés pour viser des forces de l'ordre à Argenteuil dans le Val-d'Oise la nuit de lundi 17 à mardi 18 mai. Les exemples récents sont nombreux : des tirs avaient été dirigés vers un lycée de Montataire dans l'Oise début mai, vers des toxicomanes du XIXe arrondissement de Paris fin avril ou encore vers un commissariat de Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne en octobre. 

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Ces engins pyrotechniques composés d'un cylindre souvent en carton (parfois en métal ou en plastique) et d'une charge explosive ont beau être parfois utilisés comme des armes, ils sont clairement à différencier des "mortiers" tout court, qui sont pour leur part destinés à lancer des obus. 

Ce sont bien des "mortiers d'artifice" -c'est-à-dire des lanceurs de feux d'artifice- qui font parler d'eux ces derniers mois dans des faits-divers touchant différentes villes françaises. Au lieu de tirer vers le ciel, les utilisateurs visent une cible à l'horizontale. Lorsqu'ils mettent le feu au dispositif, les projectiles peuvent atteindre jusqu'à plusieurs dizaines de mètres. Si les images sont impressionnantes, des tirs de feux d'artifice se sont pas létaux (en tout cas pas conçus pour l'être), contrairement aux "mortiers" des régiments d'infanterie. 

Autorisation requise au-delà de 30 millimètres de diamètre

Une autorisation délivrée par la préfecture aux professionnels est nécessaire pour acheter des mortiers d'artifice d'un diamètre de plus de 30 millimètres. La vente ou l'achat hors des clous peuvent actuellement être sanctionnés par une amende allant jusqu'à 1500 euros et le double en cas de récidive. 

La loi de Sécurité globale, adoptée par l'Assemblée le 15 avril mais pas encore promulguée (actuellement examinée par le Conseil constitutionnel), prévoit de durcir la réglementation en sanctionnant l'achat, la détention, l'utilisation et la vente à des non professionnels par des peines pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7500 euros d'amende. Le double si la transaction a eu lieu sur Internet. 

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