Moselle : un homme se suicide après avoir tué son ex-compagne, séquestrée pendant des heures

Moselle : un homme se suicide après avoir tué son ex-compagne, séquestrée pendant des heures

FÉMINICIDE - Un homme de près de 60 ans a séquestré son ex-compagne pendant plusieurs heures dimanche à Folschviller, avant vraisemblablement de la tuer et de se donner la mort. L’alerte a été donnée par les enfants du couple, que le forcené avait laissé partir.

À Folschviller en Moselle, un homme et son ex-compagne, qu’il retenait en otage, ont été retrouvés sans vie dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 mars par le GIGN. L’homme, né en 1963, a retenu son ex-compagne pendant plusieurs heures. Il l'a "certainement" tuée avant de se donner la mort, a indiqué le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady. "L'assaut a été donné" par les gendarmes du GIGN "et les deux personnes ont été découvertes décédées", a fait savoir ce dernier.

"16 o 17 heures" de séquestration

 

Dans les commentaires de la page Facebook du quotidien régional Le Républicain Lorrain, une internaute, qui affirme résider "pas loin" des lieux du drame, a indiqué vers 00h40 avoir entendu "deux fois un bruit sourd". L’homme, qui souhaitait "la reprise de la vie commune" avec son ex-compagne, était retranché avec elle "depuis 16 ou 17 heures". 

Dépêchés de la région parisienne pour prendre le relais des négociateurs locaux, les hommes du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont arrivés en début de soirée à Folschviller, une petite commune située à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Metz, non loin de la frontière allemande.

Plus tôt, le retranché avait "laissé partir les enfants du couple", deux adolescents : "Ce sont eux qui ont donné l'alerte", a précisé Olivier Glady. Ces deux enfants, qui ont été conduits à l'hôpital, ont rapporté que leur père était "en possession d'une arme qui serait une arme de poing", d’après le procureur. Celui-ci a par la suite confirmé que le forcené était armé d'un "pistolet automatique", et a fait savoir qu'il n'avait "pas d'antécédent judiciaire particulier".

Séparés depuis quelques années

Selon Le Républicain Lorrain, un périmètre de sécurité avait été déployé par les forces de l'ordre dans un rayon de plusieurs centaines de mètres autour du lieu de la prise d'otage, situé dans une zone pavillonnaire. Et selon le procureur, "aucun coup de feu n'a été entendu" ensuite pendant plusieurs heures.

Présent sur place, le maire de Folschviller, Didier Zimny, a indiqué au quotidien régional bien connaître la femme séquestrée, une employée communale. "Le couple est séparé depuis quelques années", a-t-il confié au journal, précisant moins connaître l'ex-conjoint et ignorer les raisons de son acte.

Si le scénario avancé par le procureur de la République de Sarreguemines se confirmait, à savoir le meurtre d'une femme par son ancien compagnon, ce drame s'ajouterait à la longue liste des féminicides et des violences faites aux femmes.

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Ce week-end, un fait divers similaire a eu lieu dans la Loire, où un homme de 32 ans a été mis en examen pour meurtre et écroué dimanche, après avoir été reconnu avoir tué de plusieurs coups de couteau son ex-compagne, dans la nuit de vendredi à samedi. En 2020, 90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, un chiffre au plus bas depuis la mise en place de statistiques il y a 15 ans, sans doute en raison du confinement. En 2019, 146 féminicides avaient été dénombrés par le gouvernement.

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