Moselle : une femme de 22 ans tuée dans la rue, son compagnon interpellé

Moselle : une femme de 22 ans tuée dans la rue, son compagnon interpellé

FAIT DIVERS - Une jeune femme a été mortellement poignardée dans la rue dans la nuit de dimanche à lundi à Hayange, en Moselle. Soupçonné de ce féminicide, son compagnon, qui avait pris la fuite, a été interpellé lundi après-midi.

Elle a été retrouvée par les secours à l'angle des rues Poincaré et Clémenceau, à Hayange (Moselle), dans la nuit de dimanche à lundi. Malgré l'intervention des secours, la victime n'a pu être sauvée. "La jeune femme a reçu cinq coups de couteaux de la part d'un homme", a déclaré lundi à l'AFP le maire (RN) d'Hayange, Fabien Engelmann. "Les pompiers ont été prévenus à 0h40, mais elle était déjà en arrêt cardiaque quand ils sont arrivés sur place. Ils sont restés jusqu'à 3h du matin."

"Le suspect a pris la  fuite, il s'agit du compagnon de la victime", avait précisé dans la matinée le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri avant d'annoncer en fin de journée que le suspect avait été "interpellé par la police judiciaire à Hayange au cours de l'après-midi au domicile d'une autre personne". Le suspect et la personne chez qui il a été interpellé ont été placés en garde-à-vue, respectivement pour "homicide sur conjoint" et "recel de malfaiteur".

Selon les premiers éléments de l'enquête confiée à la police judiciaire de Metz, la victime tentait d'échapper à son compagnon quand ce dernier l'a rattrapée et frappée à plusieurs reprises à l'aide d'une arme blanche.  On ignore si l'arme du crime a ou non été retrouvée. 

Sous surveillance électronique

Âgé de 23 ans et de nationalité serbe, l'homme arrêté avait déjà été condamné à un an de prison pour des délits routiers. Il avait récemment bénéficié d'un aménagement de peine et avait été placé mi-mai en détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), a précisé le parquet. Le suspect et la victime sont les parents d'une petite fille née en 2017. L'enfant a fait l'objet d'un placement, a indiqué le parquet.

Le procureur de la République de Metz confirme par ailleurs qu "une plainte pour menace a bien été déposée par la victime" il y a quelques mois. Le magistrat précise que  confirme que la jeune femmes avait bien signé une attestation donnant son accord pour un retour au domicile du conjoint.

"Ce qui est triste, c'est que le commissariat se trouve en face du lieu où se sont déroulés les faits", a regretté M. Engelmann. "Mais le commissariat malheureusement est fermé la nuit. On avait déjà dû se battre pour le maintenir sur la commune, mais, à 18h, il ferme." 

Lire aussi

Un rassemblement mercredi

Dès ce lundi, le maire (RN) d'Hayange, Fabien Engelmann a proposé à la population de se rassembler mercredi 26 mai en hommage à la victime dont il livre l'identité. 

Le procureur de la République devrait lui donner des éléments sur cette triste affaire mardi 25 mai à l'occasion d'une conférence de presse.

En 2020, 90 féminicides ont été officiellement recensés en France, contre 146 l'année précédente. En 2018, 121 femmes avaient été tuées lors de violences conjugales, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

VIDEO - Belgique : nouvelles inondations, un torrent emporte des voitures près de Namur

EN DIRECT - Pass sanitaire : Emmanuel Macron "assume" ses décisions et appelle à l'unité face au virus

"Nous sommes passés de Socrate à Francis Lalanne" : le discours cinglant d'un sénateur contre les anti-vaccins

Covid-19 : quelles sont les trois contre-indications à la vaccination ?

Violent incendie dans l'Aude : 900 pompiers toujours mobilisés, coupure de courant jusqu'au Portugal

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.