Nuit de violences à Alençon, pompiers et policiers visés par des tirs de mortiers

Nuit de violences à Alençon, pompiers et policiers visés par des tirs de mortiers

FAIT DIVERS - Des policiers et des pompiers ont été pris à partie dans la nuit de mardi à mercredi à Alençon dans l'Orne. Des violences ont éclaté. Des interpellations liées aux stupéfiants pourraient être à l'origine de ces événements.

C'est dans le quartier de Perseigne à Alençon (Orne) que les  violences ont éclaté dans la nuit du mardi 26 au 27 octobre 2021. 

"Des violences ont débuté vers 23 heures mardi, treize voitures ont été brûlées à la suite de l'interpellation dans la journée de deux personnes pour trafic de stupéfiants", a indiqué une source policière. Des pompiers et des policiers ont également été la cible de tirs de mortiers. Il n'y a eu, heureusement, aucun blessé au cours de ces violences qui ont duré jusqu'à 3 heures du matin environ.

L'édile d'Alençon Joaquim Pueyo (PS) devait donner plus d'informations sur ces événements et leurs conséquences à l'occasion d’une conférence de presse prévue à 12h30 à la mairie. Dans cette commune de 26.000 habitants située dans l'Orne, des renforts de la gendarmerie ont été mis en place depuis les événements pour éviter toute autre débordement. 

24 heures après Lyon

Lundi en début de soirée, c'est à Lyon que des incidents avaient eu lieu. Trois policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) ont été pris pour cible pendant une "intervention de surveillance classique d'un point de deal" dans le quartier de La Duchère dans le 9e arrondissement de Lyon. Une enquête pour tentative d'homicide a été ouverte par le parquet de Lyon.

L'incident a suscité une polémique sur la vidéosurveillance: mardi matin, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a déploré l'absence de caméras dans le quartier en assurant avoir adressé "trois fois" un courrier en ce sens au maire écologiste Grégory Doucet. Ce dernier a répliqué devant la presse que "60 caméras" étaient déjà déployées et qu'"à l'exception de certaines poches, ça suffit pour couvrir l'ensemble du territoire"

Cette "opération de sécurisation et de recherche des points de deal" mobilise 70 fonctionnaires, a indiqué le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Pascal Mailhos au cours d'un point de presse sur le terrain, en précisant que l'enquête en cours n'a pour l'instant débouché sur aucune interpellation.  Un total de 70 des 220 points de deal identifiés l'an dernier sur l'ensemble de la métropole lyonnaise ont été "éliminés" au cours des douze derniers mois, a-t-il précisé.

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