"On cajole mes agresseurs" : l'indignation de Michel Zecler après la remise en liberté des policiers

"On cajole mes agresseurs" : l'indignation de Michel Zecler après la remise en liberté des policiers

RÉACTION - Deux des policiers mis en examen dans la violente agression de musique Michel Zecler à Paris le 21 novembre dernier ont été remis en liberté. Ce mercredi, le producteur de musique a déploré la "bienveillance de l'Etat" vis-à-vis de ses agresseurs.

Sa violente agression dans son studio d'enregistrement parisien par des policiers le 21 novembre dernier avait profondément choqué l'opinion publique. Un mois après, alors que le producteur de 41 ans devra garder une broche en titane à vie dans son bras gauche, deux des quatre policiers mis en examen dans cette affaire ont été remis en liberté dans la soirée du 22 octobre, sur ordre des juges d'instruction. Une décision qui a été accueillie avec incompréhension par la victime.

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L'épineuse question des violences policières

J’ai du mal à comprendre ce qui occasionne une telle bienveillance de l'État vis-à-vis de ces trois individus- Michel Zecler, producteur de musique agressé par des policiers le 21 novembre dernier

Joint par BFM TV, Michel Zecler a insisté sur le fait qu'en l'absence de la vidéo le disculpant de toute violence envers les policiers, il n'y aurait eu "malheureusement peu de doutes sur le lieu où j’aurais passé ces fêtes de fin d’année". "J’ai donc forcément du mal à comprendre ce qui occasionne une telle bienveillance de l’État vis-à-vis de ces trois individus. À l’image de l’aide fonctionnelle qui leur a été accordée", a déploré le producteur de musique. Avant d'ajouter : "Cette nouvelle décision exécutée avec un empressement curieux donne le sentiment que, derrière les discours convenus, on cajole mes agresseurs sans beaucoup d’états d’âme."

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Malgré leur remise en liberté, les deux policiers seront soumis à un contrôle judiciaire leur interdisant d'entrer en relation avec la victime et les autres mis en examen, ainsi que de détenir une arme et d'exercer leur profession. De plus, ces derniers, qui devront payer une caution de 5.000 euros, n'ont pas le droit de se rendre sur les lieux de l'agression, à savoir le XVIIe arrondissement de Paris.

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