Onze policiers sanctionnés pour une manifestation illégale devant le domicile de la maire de Rennes

Onze policiers sanctionnés pour une manifestation illégale devant le domicile de la maire de Rennes

POLICE - Ce vendredi 29 janvier, onze agents ont reçu un avertissement suite à la manifestation organisée devant le domicile de la maire de Rennes Nathalie Appéré, le 17 décembre dernier.

Le couperet est tombé. Onze policiers rennais ont écopé d'un avertissement après la manifestation nocturne qu'ils ont organisée le 17 décembre dernier. Aux environ de 23h, une trentaine d'agents de nuit s'étaient réunis dans le quartier sud gare, lieu où habite le maire de Rennes Nathalie Appéré (PS). Pour attirer l'attention des autorités locales, ces fonctionnaires ont décidé d'enclencher les sirènes de leurs véhicules et d'allumer leurs gyrophares sur leurs voitures de service. Le cortège s'est ensuite rendu devant la préfecture Martenot. Les policiers en cause ont été identifiés comme "des chefs de bord" selon le Service d'information et de communication de la police nationale (Sicop).

La méthode utilisée lors de cette manifestation avait été pointée du doigt par la maire de Rennes. Sur le réseau social Twitter, Nathalie Appéré avait vivement réagi en publiant une lettre ouverte adressée au syndicat Alliance. L'édile n'a pas hésité à dénoncer "des méthodes d'intimidation, qui ne sont pas admissibles dans une démocratie."  

Par ailleurs, cette protestation avait provoqué des remous jusqu'au sommet de l'Etat. Le ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin avait été jusqu'à demander "un rapport au directeur général de la police nationale (DGPN)" appelant dans le même temps à ce que des "sanctions soient prises". Les syndicats de policiers avaient précisé qu'ils se dissociaient du mouvement. De leurs côtés, les représentants des commissaires dénonçaient également cette action, qualifiée de "manifestations sauvages qui ne servent pas l'intérêt des policiers."

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Dans quel contexte est survenu cette manifestation ? Elle a éclaté quelques jours après les déclarations du chef de l'État sur le média Brut. Pendant l'interview, Emmanuel Macron avait évoqué les contrôles au faciès ce qui avait provoqué la colère des forces de l'ordre. Par ailleurs, les policiers rennais étaient venus réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.  

Parmi leurs revendications : l'accès au métro. En effet, depuis la mise en service des portiques anti fraudes dans les stations de métro rennaises, seule une soixantaine de passe aurait été délivrés aux 450 fonctionnaires appartenant à la direction départementale de la sécurité publique. S'ils réclament l'accès au métro, c'est pour être en mesure d'intervenir plus rapidement en cas d'agression. Ceux qui ne bénéficiaient pas d'un pass devaient réaliser un signal auprès des bornes, une démarche dépendant de la réactivité des agents de la RATP. 

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