Paris : une mystérieuse agression contre des Japonais agite les réseaux sociaux

Paris : une mystérieuse agression contre des Japonais agite les réseaux sociaux

FAIT DIVERS – L'ambassade du Japon à Paris a mis en garde ses ressortissants ce week-end après une attaque à l'acide qui serait survenue quelques jours plus tôt dans le 17e arrondissement. Aucune trace de l'événement n'a pourtant été retrouvée à cette heure.

"C'est un sujet qui, au fil des jours, a pris de plus en plus d'importance sur les réseaux sociaux, avant que les médias ne s'en emparent. Le problème, c'est que près d'une semaine après les faits, nous n'avons rien", témoigne auprès de LCI une source proche du dossier. 

L'alerte a en effet été donnée par l'ambassade du Japon en France il y a quelques jours. Les services consulaires  ont envoyé à leurs ressortissants un message les mettant en garde après qu'une agression à l'acide est survenue quelques jours plus tôt dans le 17e arrondissement. 

Le maire du 17e arrondissement, Geoffroy Boulard, n'a pas tardé à intervenir publiquement après que des internautes l'ont interpellé sur Twitter.

Outre le mail envoyé aux ressortissants, le ministère des Affaires étrangères japonais fait état de l'événement sur son site. On peut y lire notamment des extraits du témoignage de la victime qui indique avoir été agressée à l'acide par trois individus cagoulés. Elle ajoute avoir "senti le danger" et avoir protégé son visage avec ses "mains"." Heureusement, le visage n'a pas été exposé au liquide, mais la paume a été brûlée" peut-on lire sur le site

Selon le ministère des affaires étrangères japonais toujours, la victime a été vue par un médecin qui a constaté que " la brûlure était causée par l'acide chlorhydrique". Et de commenter: "Si c'était sur le visage (en particulier les yeux), il aurait pu évoluer vers un cas irréversible comme la cécité."

Pas de plainte et des blessures légères

Lundi soir, l'élu du 17e a donné des précisions sur cette affaire. "La victime n'a pas voulu déposer plainte et souffrirait de blessures légères: il n'est nullement confirmé à ce stade que l'agression implique de l'acide, ni qu'elle ait un caractère anti-asiatique, écrivait lundi soir l'édile sur Twitter. La préfecture de police poursuit ses recherches."

"Rien sur les images"

Ce mardi matin Geoffroy Boulard indiquait que "la Préfecture n’avait aucune plainte" et qu'"aucun fait enregistré constaté similaire à ce qui a pu être décrit" ne lui était remonté. Puis l'élu assurait que les services restaient "extrêmement prudents et naturellement vigilants". 

Selon une source proche de l'affaire, l'événement serait survenu à 17 heures le 10 février au niveau de la porte d'Asnières, près de la station de tramway et la victime serait un mineur âgé de 17 ans. "Les images de vidéosurveillance ont été exploitées, et on ne voit rien, relève-t-elle. A moins que l'agression ait eu lieu hors champ… Forcément, de nombreuses questions se posent. D'autant que l'affaire, s'il y en a une, fait parler d'elle et que la psychose chez les Japonais est grandissante".

Dans sa communication, en effet, l'ambassade du Japon en France décrit une situation particulièrement critique en France où "des crimes violents se produisent constamment", reprenant notamment des faits divers survenus à Paris au cours des dernières années.  "Le courrier électronique consulaire du 14 février 2019 informe de la survenance d'un incident d'utilisation d'acide sulfurique dans le métro de Paris, et le courrier électronique consulaire du 2 novembre 2020 informe sur la soi-disant chasse asiatique. Par ailleurs, dans la soirée du 15 janvier de cette année, un garçon de 14 ans a été grièvement blessé lors d'un assaut de masse dans un espace public de Beaugrenelle, 15e arrondissement", peut-on lire. 

Contacté par LCI, le parquet de Paris indique ne "pas avoir reçu de plainte ce mardi suite à cette" agression". La préfecture de police de Paris fait savoir "qu'à ce jour aucune remontée des différents secteurs ne permet de faire un rapprochement avec ce signalement" et précise que "la présence d'acide n'était pas confirmée". 

"Ils ne souhaitent pas être exposés plus avant"

Dans un mail à LCI, l'Ambassade du Japon à Paris pour sa part écrit : 

"Afin d’assurer la sécurité des ressortissants japonais, l’Ambassade du Japon en France diffuse régulièrement des notifications consulaires relatives à la situation sécuritaire en France (agressions, manifestations, etc.), dont certaines relaient les informations communiquées par des ressortissants japonais qui ont effectivement été victimes de telles situations. La notification consulaire relative à la présente affaire relève de cette catégorie et a été également diffusée à la demande des proches de la victime.

L’Ambassade du Japon en France maintient un contact régulier avec les autorités compétentes y compris la police et diffuse à l’intention de ses ressortissants toute information utile, comme ce fut le cas dans cette affaire.

Cette agression ayant causé un traumatisme certain à la victime et ses proches, ils ne souhaitent pas être exposés plus avant. Notre Ambassade se devant de respecter avant tout leur volonté, nous ne souhaitons faire aucun commentaire supplémentaire sur cette affaire.​"

À suivre... ou pas.

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