Pass sanitaire : le parquet de Paris ouvre une enquête après des menaces de mort contre des députés

Richard Ferrand a récemment fustigé les menaces de mort dont plusieurs députés font l'objet

JUSTICE - Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête pour "menaces de morts à l'encontre de personnes investies d'un mandat public". Ces derniers jours, les insultes et tentatives de pression se multiplient à l'encontre des députés soutenant les mesures sanitaires du gouvernement.

Le pass de toutes les tensions. Le parquet de Paris a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête après de multiples tentatives d'intimidation à l'encontre de députés. Depuis une semaine, de nombreux députés font, en effet, l'objet de "menaces de morts" pour leur soutien aux mesures vaccinales du gouvernement et l'extension du pass sanitaire.

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Jeudi dernier, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand avait annoncé avoir signalé au parquet ces menaces. "Le président de l'Assemblée nationale constate que plusieurs députés ont fait l'objet de menaces de mort en raison de leur soutien à la stratégie vaccinale présentée" le 12 juillet par le président Emmanuel Macron pour lutter contre un regain de l'épidémie de Covid-19, avait-il indiqué dans un communiqué. "Il ne saurait être toléré qu'un représentant de la nation puisse faire l'objet de tentatives d'intimidation visant à entraver l'exercice" de son mandat d'élu, poursuit le communiqué, souhaitant que "les auteurs de ces actes antidémocratiques en répondent devant la justice". Plusieurs députés ont déjà porté plainte. 

"Des dizaines de menaces de mort par mail"

À l'heure actuelle, aucun détail quant au nombre de députés menacés n'a été dévoilé. Certains ont déjà pris la parole pour fustiger ces comportements. "On reçoit des dizaines de menaces de mort par mail qui nous demandent de ne pas voter le texte, mais aussi qui nous insultent", a notamment dénoncé Aurore Bergé sur le plateau de LCI lundi. Il s'agit d'une "habitude de violence de plus en plus importante à l'égard du pouvoir politique et démocratique", a déploré la présidente déléguée du groupe LaREM

"Depuis la fin des Gilets jaunes, on n’avait pas eu un tel niveau d’agressivité dans les e-mails qu’on reçoit, et d’invective et d’atteinte personnelle des élus. On retrouve, un peu, cette ambiance malsaine", renchérit Didier Baichère, dont la permanence parlementaire a été vandalisée dans la nuit de mercredi à jeudi.

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Sur les réseaux sociaux, certains élus ont partagé les invectives dont ils font l'objet. "Dîtes aux autres députés de bien voter car, à partir de maintenant, ce sont de vraies balles que vous allez prendre (je suis armé), faites attention où vous allez. Vous ne nous injecterez jamais le vaccin", souligne le message cité par Patricia Mirallès (Hérault).

Vendredi dernier, le ministère de l'Intérieur a demandé aux préfets et forces de l'ordre de renforcer les mesures de protection envers les élus dans le contexte des mobilisations des anti-vaccins. 

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