Pillage du Swarovski des Champs-Élysées : 15 "Gilets jaunes" renvoyés en procès

Gilets jaunes champs élysées

JUSTICE - L'enseigne de luxe avait été saccagée le 16 mars 2019 par près de 300 manifestants, en marge de l'un des "actes" des "Gilets jaunes". Mais les premiers à avoir pénétré la boutique n'ont pas été identifiés.

Des seconds couteaux, impliqués dans le pillage d'une boutique Swarovski. Les faits datent de l'acte 18 du mouvement, quand les "Gilets jaunes" étaient encore amassés en nombre sur les Champs-Élysées, au centre de Paris. Deux ans d'enquête plus tard, une juge d'instruction parisienne a décidé de renvoyer en procès quatorze hommes et une femme, âgés de 20 à 57 ans, pour "vol par ruse, effraction ou escalade (...) aggravé par la réunion" ou "recel de bien provenant d'un vol", selon une ordonnance datée du 31 août 2021, dévoilée par le journal Le Parisien.

Le 16 mars 2019, près de 365 auraient pénétré la bijouterie de luxe Swarovski, prise d'assaut par des manifestants en marge du cortège de "Gilets jaunes". Seule une poignée a été identifiée depuis, mais pas les premiers à être entrés selon Le Parisien. Une partie de la défense se base d'ailleurs sur cette faille. "Ce sont les lampistes qui seront devant le tribunal, remarque Pierre-François Rousseau, avocat de deux des prévenus, tandis que les véritables casseurs échapperont aux poursuites."

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La qualification de "participation à un groupement formé en vue de la préparation (...) de destructions ou dégradations de biens" a en effet été abandonnée, conformément aux réquisitions du parquet, la juge notant que les protagonistes "ne se connaissa(ie)nt pas, pour la plupart" et qu'il s'agissait davantage d'"une superposition d'actions individuelles" et "spontanées"

"Il y a des gens qui étaient dedans et ils balançaient des trucs en l'air de partout. Je me suis servi, a reconnu en garde à vue un jeune de 20 ans au lendemain du pillage. Sous le coup de l'adrénaline, de la foule et de l'effet de groupe, je n'ai pas réfléchi aux conséquences."

Au début de l'enquête, l'enseigne avait chiffré son préjudice à 500 000 euros.

D'après les informations du Parisien, les accusés ont pour la plupart une trentaine d'années et travaillent, comme conducteur d’engins, cariste, métallurgiste ou encore intérimaire. D'autres sont étudiants, sans-emploi ou bénéficiaires du RSA. Ils viennent de partout en France, comme le rapportait RTL à l'époque des faits. Une partie avaient des mentions à leur casier judiciaire, certes pour des infractions mineures jusqu'ici. Parmi eux, un jeune italien, qui sera jugé pour "rébellion" à l'encontre d'un agent de police. 

Au moins vingt-trois condamnations à des peines de prison ferme ont déjà été prononcées lors de comparutions immédiates dans les jours qui ont suivi cet "acte", resté dans les mémoires pour le spectaculaire incendie du restaurant Fouquet's, sur les Champs-Élysées. 

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