Policiers agressés au cocktail Molotov à Viry-Châtillon : le procès en appel de 13 jeunes hommes a débuté

Policiers agressés au cocktail Molotov à Viry-Châtillon : le procès en appel de 13 jeunes hommes a débuté

JUSTICE - Le procès en appel de 13 jeunes, accusés d'avoir blessé quatre policiers en leur jetant des cocktails Molotov en 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), a commencé ce mardi aux assises de Paris et se tiendra à huis clos. Il doit se poursuivre jusqu'au 16 avril.

Des images ultra-choquantes, des policiers bouleversés, plusieurs personnes interpellées, des mises en examen, mais aussi des agresseurs qui courent toujours. Ce mardi s'est ouvert devant la cour d'assises de Paris le procès en appel de 13 jeunes, accusés d'avoir blessé quatre policiers en leur jetant des cocktails Molotov en 2016 à Viry-Châtillon (Essonne). Il doit durer jusqu'au 16 avril. 

Comme en première instance, lorsque huit des accusés avaient été condamnés à des peines allant de 10 à 20 ans de prison, les débats ne se tiendront pas en public, puisque trois des mis en cause étaient mineurs au moment des faits. Les huit jeunes qui avaient été reconnus coupables de tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique comparaissent dans le box des accusés. Les cinq autres, qui avaient été acquittés en première instance par la cour d'assises des mineurs de l'Essonne, se sont eux présentés libres devant le tribunal.  

"J'ai des enfants, aidez-moi"

Le 8 octobre 2016, en plein jour à Viry-Châtillon, une vingtaine de jeunes avaient pris d'assaut deux voitures de police stationnées à proximité du quartier de la Grande Borne. En quelques secondes, ils avaient brisé les vitres et jeté dans l'habitacle des cocktails Molotov. 

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Dans une première voiture, un adjoint de sécurité de 28 ans et une gardienne de la paix de 39 ans avaient pris feu. Le pronostic vital de l'adjoint avait été un temps engagé et il avait été plongé dans le coma pendant plusieurs semaines. Plus de quatre ans après les faits, il porte encore les marques de l'agression sur son visage. Sa collègue avait été touchée par des pierres une fois sortie de la voiture transformée en torche, alors qu'elle avait le haut du corps en flammes.  "J'ai des enfants, aidez-moi", l'avait entendu dire un de ses agresseurs présumés, qui avait confié plus tard à une amie que ça lui avait fait "un pincement au cœur".

Les accusés de cette violente attaque avaient entre 16 et 21 ans au moment des faits. Le verdict est attendu le 16 avril. Le parquet général de Paris avait fait appel du premier verdict de décembre 2019.

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