Procès Benalla : une arme "factice" et des chants hostiles au cœur du premier jour d'audience

Procès Benalla : une arme "factice" et des chants hostiles au cœur du premier jour d'audience

JUSTICE - Ce lundi s'est ouvert le procès d'Alexandre Benalla, jugé notamment pour son implication dans les violences du 1er mai 2018. L'affaire du port d'arme pendant la campagne 2017 et des chants hostiles à sa sortie du tribunal ont rythmé la première journée d'audience.

Un procès très attendu. Depuis ce lundi, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, comparaît aux côtés de trois autres prévenus au tribunal correctionnel de Paris. Au cœur des interrogatoires : les violences du 1er mai 2018, auxquelles a participé l'ex-salarié de l'Élysée, et dont les images ont bousculé la première partie du quinquennat du chef de l'État. Alexandre Benalla sera également entendu sur l'affaire des passeports diplomatiques, et une éventuelle utilisation illégale d'images de vidéosurveillance.

Mais au premier jour de son procès, c'est sur un autre volet que le tout juste trentenaire a dû s'expliquer : une photo prise en avril 2017, à Poitiers, au cœur de la campagne d'Emmanuel Macron. Celle-ci est diffusée dans la salle. Sur ce cliché, Alexandre Benalla porte ce qui semble être un pistolet Glock. Or, à cette période, il n'était pas autorisé à porter une arme en dehors du QG d'En Marche.

Toute l'info sur

Benalla, l'affaire sans fin

"Cette photo, quand elle est sortie, la première chose que j'ai pensé, c'est que c'était un montage", a-t-il indiqué ce lundi, après être longuement revenu sur son parcours, de ses études jusqu'au service d'ordre du Parti socialiste. "Ensuite je me suis un peu souvenu de cette soirée festive, on a eu cette petite saynète, c'était une arme tout à fait factice", poursuit-il. Pendant l'enquête, il avait évoqué un "pistolet à eau".

Des chants "Benalla en prison" à sa sortie du tribunal

La présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, s'étonne alors "d'incohérences". "Excusez-moi du terme, mais un rigolo qui joue avec un pistolet à eau" et qui est chargé de la sécurité d'un candidat à la présidentielle, "il y a comme un décalage", lui répond-elle. "Cette photo, elle n'est pas bonne", convient Alexandre Benalla. "Le geste est idiot, ce qui est sûr, c'est que c'est une arme factice", martèle-t-il. Jamais il n'a "sorti du QG" de campagne les armes détenues par le parti, ni de son domicile celles qu'il possédait, jure-t-il.

Lire aussi

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron assure qu'il n'était pas armé ce jour-là, puisque des policiers entouraient le déplacement de celui qui n'était alors que candidat, justifie-t-il. Alexandre Benalla affirme également avoir pris l'avion. "Je n'aurais pas pu voyager avec, les armes étaient au QG, les miennes dans mon coffre", assure-t-il. L'échange entre le prévenu et la présidente est assez vif, l'explication du pistolet à eau ne semblant pas la convaincre. L'audience est finalement suspendue.

À sa sortie du tribunal, Alexandre Benalla est la cible de chants hostiles. Des Gilets jaunes l'attendaient, reprenant en chœur "Benalla en prison !"

Après avoir patienté quelques minutes auprès des agents de sécurité, Alexandre Benalla s'est finalement engouffré dans une voiture. L'audience reprendra ce mardi, à 13h30.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - Interview d’Eric Zemmour sur LCI : retrouvez nos vérifications

Elections en Allemagne : qui est Olaf Scholz, qui pourrait succéder à Angela Merkel ?

Grippe, gastro, angine et rhume de retour : bonne ou mauvaise nouvelle sur le front du Covid ?

Emmanuel Macron l'inaugure ce lundi : à quoi sert la nouvelle académie de l'OMS, dirigée par Agnès Buzyn ?

Éric Zemmour est l'invité de Ruth Elkrief sur LCI ce lundi 27 septembre à 20h35

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.