Projet d'action violente : sept membres de l'ultragauche mis en examen, cinq d'entre eux écroués

Projet d'action violente : sept membres de l'ultragauche mis en examen, cinq d'entre eux écroués

COUP DE FILET - Soupçonnés d'avoir voulu préparer une action violente, sept membres de l'ultragauche ont été mis en examen vendredi soir pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle. Cinq d'entre eux ont été placés en détention provisoire.

L'ultragauche devant la justice. Selon nos informations, sept personnes - six hommes et une femme, âgés de 30 à 36 ans - soupçonnées d'avoir voulu préparer une action violente ont été  mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste" vendredi soir. Cinq d'entre elles ont été placées en détention provisoire, les deux autres étant placées sous contrôle judiciaire.

Au total, ce sont neuf personnes qui ont été interpellées mardi en région parisienne, mais aussi dans l'agglomération toulousaine et en Dordogne, et ce dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril. Deux d'entre elles ont été relâchées sans poursuite à ce stade. 

Les enquêteurs prudents sur le "degré de maturation du projet"

Des armes et des produits pouvant entrer dans la composition d'engins explosifs ont été retrouvés lors de perquisitions, selon une source proche du dossier. Dans quel but ? Selon nos informations, les enquêteurs restent pour l'heure prudents sur le "degré de maturation du projet". De son côté, le député LR Eric Ciotti a néanmoins estimé que les forces de l'ordre étaient une cible potentielle. "Des terroristes d'extrême gauche voulaient s'en prendre à des policiers ! Ils s'attaquent à l'uniforme de la République qui est le dernier obstacle à leur dictature et leur soif de chaos", a-t-il écrit sur Twitter. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire que ces personnes voulaient attaquer des policiers, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

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Les saisines de la justice antiterroriste pour des faits liés à l'ultragauche sont rares en France. La dernière affaire remonte à l'affaire de Tarnac en 2008, sur des soupçons de sabotage de lignes TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d'un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès. Fin 2017, la revendication par des groupes d'ultragauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avaient suscité des déclarations inquiètes de l'exécutif sur une possible résurgence de velléités terroristes de cette mouvance.

Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au Parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l'ultragauche, une quinzaine d'incendies dans sa région commis en trois ans, visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).

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