Projet d'attentat déjoué contre une loge maçonnique : trois suspects écroués, ce qu'il faut retenir

Six suspects ont été interpellés mardi dans l'Est de la France.

ÉCLAIRAGE - Six membres d'un groupuscule néonazi sont soupçonnés d'un projet d'attentat, potentiellement contre une loge maçonnique. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués.

Des écrits néonazis, un groupuscule d'ultradroite et une loge maçonnique potentiellement visée. Six membres d'un groupuscule néonazi, soupçonnés d'un projet d'attentat contre une loge maçonnique, ont été interpellés dans l'Est de la France mardi 4 mai. Trois d'entre eux ont été présentés à un juge d'instruction antiterroriste, mis en examen et écroués. 

Qui sont les suspects ?

Les interpellés sont quatre hommes et deux femmes. Ils ont été arrêtés mardi dans le Doubs et le Bas-Rhin, ont indiqué une source judiciaire et une source proche du dossier.

À l'issue de leur garde à vue, le parquet national antiterroriste (Pnat), qui avait ouvert une enquête préliminaire en février 2021 sur les activités de ce groupuscule d'ultradroite baptisé "Honneur et nation", a décidé de confier les investigations à des juges d'instruction antiterroriste.

Quelles suites judiciaires ?

Trois des suspects, deux hommes et une femme âgés de 29 à 56 ans ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle. Ils ont été placés en détention provisoire. Ces trois suspects, deux hommes âgés de 29 et 56 ans et une femme de 53  ans. Les trois autres, deux hommes et une femme également, ont de leur côté été libérés sans poursuite à ce stade.  

De quoi sont-ils soupçonnés ?

Les mis en cause sont soupçonnés d'avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique, d'après une source proche du dossier. Le projet ne semblait toutefois pas imminent.

Les suspects ont été interpellés à la suite d'échanges entre eux. Ils faisaient notamment des recherches sur d'éventuels explosifs et avaient effectué des repérages. Des écrits néonazis ont été retrouvés en perquisition. Selon une source proche du dossier, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français résidant en Malaisie. 

Qui est Rémy Daillet ?

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L'homme est soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement, en avril, de la petite Mia, retrouvée cinq jours plus tard. Dans cette enquête, un mandat d'arrêt international a été lancé à l'encontre de cet ancien cadre du MoDem en Haute-Garonne, qui a été exclu du parti centriste en 2010. 

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