Projets d’attentat déjoués : ces autres enquêtes qui visent des groupes d’ultra-droite

Illustration de la Direction générale de la Sécurité Intérieure.

JUSTICE - Les auteurs d’un projet d’attentat déjoué ont été présentés à un juge antiterroriste, ce vendredi. Ils appartenaient à un groupuscule d’ultradroite. Une mouvance qui est actuellement au centre d’au moins quatre autres enquêtes pour terrorisme.

Ils faisaient tous partie d’un groupuscule néonazi baptisé "Honneur et nation". Six personnes ont été arrêtées, le mardi 4 mai, dans le Doubs et le Bas-Rhin car soupçonnées d’un attentat contre une loge maçonnique. Trois d’entre elles risquent une mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle.

Cette organisation était dans le viseur du parquet national antiterroriste (Pnat) depuis plusieurs mois. Il avait ouvert une enquête préliminaire dès février 2021. Cette nouvelle affaire rejoint d'autres enquêtes dans lesquelles l’ultradroite est impliquée. 

Au moins quatre enquêtes contre l'ultra-droite

La plus récente concerne le groupe baptisé OAS – en référence à l'Organisation armée secrète qui a marqué la campagne d’indépendance de l’Algérie dans les années 1960 - démantelé en 2017. Le Pnat avait demandé la tenue d’un procès pour neuf de ses membres, début avril, pour "association de malfaiteurs terroristes". Ils sont soupçonnés d’avoir voulu s’en prendre à Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon et plusieurs personnes de confession musulmane. Les juges d’instruction doivent rendre leur décision sur la tenue de ce procès courant mai.

Un autre groupuscule soupçonné de vouloir s’attaquer à des cibles musulmanes est actuellement sous le coup de la justice. Il évoquait des attaques contre des islamistes sortis de prison et des mosquées radicales. Quinze membres et proches de l’Action des forces opérationnelles (AFO) ont donc été mis en examen à l’automne 2020. Des armes et éléments servant à la fabrication d’explosifs avaient été retrouvés à leurs domiciles.

Cibles religieuses ou politiques

Deux autres enquêtes antiterroristes sont en cours contre des mouvements qui semblaient vouloir s’en prendre à des cibles religieuses. L’une vise un groupe apparenté au néonazisme planifiant de s’attaquer à des lieux de culte juifs et musulmans. L’autre un admirateur de Brenton Tarrant, l’auteur de l’attentat contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui avait fait 51 morts en mars 2019.

Autre cible privilégiée de ces groupes d’ultradroite : les hommes politiques. En 2018, ce sont quatre sympathisants d’un groupe Facebook "Les Barjols" qui sont mis en examen pour avoir fomenté un projet d’attentat contre Emmanuel Macron

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On estime que ces groupuscules représentent entre 1.000 et 1.500 personnes. En janvier dernier, Laurent Nuñez, le coordinateur national du renseignement, s’inquiétait d’ailleurs de la "montée en puissance" d’autres mouvances d’ultra-droite : le survivalisme et le suprémacisme.

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