Tireur sportif, "survivaliste"... ce que l'on sait du forcené qui a abattu trois gendarmes

Tireur sportif, "survivaliste"... ce que l'on sait du forcené qui a abattu trois gendarmes

PROFIL - Dans la nuit de mardi à mercredi à Saint-Just dans le Puy-de Dôme, un homme a ouvert le feu sur les gendarmes alertés pour violences conjugales, tuant trois d'entre eux. Que sait-on de cet homme ?

C'est le plus tragique événement impliquant les forces de l'ordre depuis des années. Alors qu'ils intervenaient pour des violences intra-familiales à Saint-Just dans le Puy-de Dôme, trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé par un forcené dénommé Frédérik L. dans la nuit de mardi à mercredi. Ce dernier a finalement été "retrouvé mort", a indiqué en milieu de matinée le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Mercredi après-midi, le procureur de la République de Clermont-Ferrand Éric Maillaud a affirmé qu'au "regard des premiers éléments de l'autopsie, on a toutes les raisons de penser" le forcené "s'est suicidé" à l'issue de sa cavale.

Un tireur "parfaitement aguerri"

L'auteur des tirs qui ont blessé mortellement les militaires, âgé de 48 ans, était connu de la police et de la justice pour des faits de droit commun, liés notamment à des différends relatifs à la garde d'enfants avec son ex-épouse, Catherine A., divorcée en 2015 et avec qui il avait eu un enfant en 2013. Fils de militaire et tireur sportif, il possédait plusieurs armes dont des armes lourdes qui ont été découvertes chez lui. "Ce qui est sûr, c'est qu'il était parfaitement aguerri dans le maniement des armes", a déclaré le procureur de la République de Clermont-Ferrand à propos de Frédérik L. 

Selon des témoignages recueillis à Ambert - non loin de Saint-Just - le forcené, qui "se trimbalait toujours avec une arme", était aussi connu du milieu des chasseurs. Il avait, dit-on encore de lui sur place, le profil du "mec imprévisible et violent". De premiers témoignages recueillis par les gendarmes confirment des accès de violences réguliers et une dépendance à l’alcool.

Survivaliste

"Cet homme visiblement est un habitué des armes à feu", avait relevé dans la matinée Jean-Luc Calyel, ancien chef du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), sur LCI. "Il s'attendait forcément à ce que les gendarmes arrivent et au regard de la situation, à mon avis, il les attendait de pied ferme". D'après les premiers éléments de l'enquête, le forcené avait équipé l'arme de guerre qu'il a utilisé pour tirer sur les gendarmes avec un silencieux et une visée laser.

Toujours selon nos informations, le forcené avait des antécédents psychiatriques mais n'était pas sous traitement médical. "Catholique très pratiquant", Frédérik L. était, selon Éric Maillaud le procureur de la République de Clermont-Ferrand, "persuadé d'une fin du monde prochaine" et avait le profil d'un "survivaliste", consistant à se préparer à une catastrophe éventuelle, et se serait senti régulièrement persécuté ces derniers mois. Le procureur parle d'un "profil inquiétant".

Auparavant à la tête d'une entreprise spécialisée dans le conseil en informatique, il s'était reconverti dans le bucheronnage et avait d'ailleurs une exploitation forestière à Saint-Just, où s'est déroulé le drame. Selon sa compagne, il ne travaillait plus depuis l’été 2020.

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VIDÉO LCI PLAY - Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme, que s'est-il passé ?

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De très importants moyens ont été déployer dans la nuit pour l'appréhender, avec quelque 300 militaires dont un escadron de gendarmerie mobile, ainsi que des brigades cynophiles et un hélicoptère. Le drame avait débuté peu après minuit, dans une zone de moyenne montagne, particulièrement isolée.

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