Rave-party géante en Bretagne : huit gardes à vue dont deux organisateurs présumés

Rave-party géante en Bretagne : huit gardes à vue dont deux organisateurs présumés

FIN DE "PARTY" - Huit personnes - dont deux soupçonnées d'être les organisateurs de la rave party illégale qui s'est tenue pendant 36h en Ille-et-Vilaine - ont été placées en garde à vue samedi. Plus de 1.600 verbalisations ont été dressées.

La rave party qui a rassemblé quelque 2500 personnes, au mépris du couvre-feu et des règles sanitaires en vigueur, depuis jeudi soir à Lieuron (Ille-et-Vilaine) dans deux hangars transformés en boîte de nuit clandestine a pris fin ce samedi dans la matinée. Une opération de gendarmerie de grande envergure menée par la brigade de recherches de Redon a permis d'identifier les organisateurs présumés de cette manifestation illégale, ce samedi dans la commune d'Iffendic (Ille-et-Vilaine), à une trentaine de kilomètre du lieu de la fête.

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"Deux personnes, nées en 1998, sans antécédent judiciaire, ont été interpellées et placées en garde à vue", indique le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, dans un communiqué. "Une perquisition est en cours, qui a déjà permis de saisir une somme d’argent (paraissant en première analyse résulter du partage de la caisse de cet événement) et des produits stupéfiants. Du matériel permettant l'installation de matériels de sonorisation a été saisi", précise-t-il. La peine encourue pour ces faits est de 10 ans d'emprisonnement et de 7.500.000 euros d'amende, rappelle le procureur.

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Selon le Procureur de la République de Rennes, "les éléments recueillis ont permis de confirmer le caractère payant de la manifestation sous la forme d'une contribution et la présence importante de produits stupéfiants à l'occasion de cet événement". Six personnes ont également été placées en garde à vue en marge de la dispersion, dont trois "pour infractions à la législation sur les stupéfiants", deux autres pour détention de matériel, "une table de mixage double platines et un groupe électrogène" et une pour "recel de vol".

1600 verbalisations ont été effectuées

Au total, plus de 1.600 verbalisations ont été dressées et le matériel de son ainsi que les générateurs ont été saisis. Selon un tweet du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin les gendarmes ont établi "1.225 infractions COVID (masques-rassemblement-couvre feu) + 420 infractions diverses dont 225 en lien avec les stupéfiants." 

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Dans la nuit du 31, les gendarmes avaient tenté en vain de mettre un terme à ce rassemblement illégal et s'étaient heurtés à l'hostilité de participants. Lors de ces affrontements un véhicule de la gendarmerie a été incendié et trois gendarmes légèrement blessés après avoir essuyé des jets de bouteilles et de pierres. Faute de pouvoir empêcher la tenue de cette fête sauvage, la préfecture avait déployé les gendarmes aux abords de la fête. Des secouristes étaient venus sur place pour distribuer gel et masques "afin de limiter les risques de propagation du virus au sein du rassemblement" interdit par arrêté préfectoral.

Vendredi, alors que le son de la techno retentissait encore dans la campagne bretonne, le parquet de Rennes a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire pour "organisation illicite d'un rassemblement festif à caractère musical", "mise en danger de la vie d’autrui", "violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "tenue illicite de débit de boisson" et "infractions à la législation sur les stupéfiants et notamment la facilitation de l'usage". Les fêtards ont finalement commencé à quitter ce hameau situé au sud de Rennes dans la nuit de vendredi à samedi. À 10h15, le site était sous contrôle des forces de l'ordre, selon la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

Alors que les cas de contaminations repartent à la hausse dans la région, l'Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne rappelle de son côté que ce rassemblement illégale "présente un très fort risque de diffusion de la Covid-19" et a appelé les participants à "observer sans délai un isolement à domicile strict de sept jours" et à se faire tester à l'issue. "Ils ont mis leur vie en danger, leur santé, il faut maintenant que ces personnes préservent leur entourage", a expliqué le préfet, expliquant qu'était venu le temps de la "phase d'une responsabilité retrouvée". En d'autres termes : la bamboche, c'est fini !

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