Rave-party illégale à Redon : le site évacué par les autorités, 11 gendarmes et 2 participants blessés

Rave-party illégale à Redon : le site évacué par les autorités, 11 gendarmes et 2 participants blessés

TEKNIVAL - Des affrontements dans la nuit, puis une évacuation par les gendarmes samedi en fin d'après-midi : des incidents ont fait plusieurs blessés près de Redon (Ille-et-Vilaine) après l'organisation d'une rave-party sauvage. Cinq personnes ont été placées en garde à vue.

Le calme est revenu près de Redon, samedi après-midi, après une fête sauvage qui a suscité de violents affrontements avec les gendarmes dans la nuit. Peu après 17 heures, les forces de l'ordre ont lancé une opération d'évacuation des personnes toujours présentes sur le site, utilisant notamment des gaz lacrymogènes. L'intervention "a duré 45 minutes" et "a permis la neutralisation de l'ensemble des dispositifs de diffusion de son" a indiqué le préfet, qui précise qu'elle "s'est déroulée dans d'excellentes conditions de sécurité"

L'opération, qui s'est accompagnée d'"une dizaine d'interpellations", a toutefois causé six nouveaux blessés légers parmi les forces de l'ordre et un blessé léger parmi les participants.

Trois enquêtes ouvertes à Rennes et à Redon

Des affrontements avaient eu lieu pendant plus de sept heures dans la nuit entre les gendarmes et plusieurs centaines de personnes suite à une tentative de dispersion de la fête. Et ceux-ci ont été d'une "extrême violence", a décrit la préfecture, selon qui les forces de l'ordre ont été "confrontées à des individus violents qui refusent de quitter les lieux de ce rassemblement interdit" et essuyé "des jets de cocktail Molotov, boules de pétanque, morceaux de parpaings"

Dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Rennes, cinq hommes, dont quatre n'ont aucun antécédent judiciaire, ont été placés en garde à vue pour des faits de "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique".

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Au total, selon les autorités, 11 blessés ont été dénombrés parmi les forces de l'ordre, dont deux ont dû être hospitalisés. Côté manifestants, le préfet a fait état de deux blessés dont un grave lors des affrontements de la nuit.

Un jeune homme de 22 ans, habitant à Rennes et inconnu de la justice, a eu une main arrachée au cours de ces affrontements, a également confirmé le préfet lors d'une conférence de presse ce samedi matin, qui n'a pas donné de détails supplémentaires sur les causes de l'accident. 

La victime "subit actuellement une intervention chirurgicale tendant à une amputation", avait indiqué le parquet de Rennes en début d'après-midi, après l'ouverture d'une enquête "pour blessures involontaires avec ITT supérieure à 3 mois". Une troisième enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherches de Redon relative à "l’organisation de la free party".

Un millier de personnes avaient voulu se rassembler vendredi soir dans un champ près de Redon, dans le secteur de l’hippodrome, pour y faire la fête et rendre hommage à Steve Maia Caniço, mort noyé à Nantes il y a deux ans, au cours d’une Fête de la musique interrompue par la police. Sur place, les aspirants à la fête n’ont trouvé qu’un dispositif policier. Ces affrontements, qui duraient depuis minuit, ont cessé au petit matin, vers 6h, lorsque les fêtards ont fini par s'installer dans un champ voisin.

Mais les tensions ont repris de plus belle suite à une nouvelle tentative d'expulsion des gendarmes sous des nuages de gaz lacrymogènes, avant que ces derniers ne quittent définitivement les lieux vers 8h et laissent le "Teknival" se dérouler.

Ce samedi à midi, les fêtards dansaient toujours malgré la pluie.

Deux jours plus tôt, la préfecture avait pris un arrêté visant à interdire ce type de "rassemblement festif à caractère musical de type teknival ou rave-party pouvant regrouper plusieurs centaines de participants" et "susceptible de se dérouler entre le vendredi 18 et le mardi 22 juin 2021 en Ille-et-Vilaine". 

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Sur Facebook, un appel du collectif Teknival des Musiques Interdites avait été lancé jeudi "à toutes les forces de la fête libre" du 18 au 22 juin dans la région Pays-de-la Loire. Dans un communiqué ce samedi, le collectif explique avoir voulu "proposer un espace de musicalité et de sociabilité pour les personnes qui en ressentiraient le besoin (...) loin des stratégies individuelles et invisibles permettant à la population d’échapper aux restrictions". D'après le maire de Redon interrogé sur LCI, le plan initial était de se rassembler en Loire-Atlantique, "du côté de Pont-Château", mais a été "déjoué par les forces de l'ordre". La ville de Redon aurait été choisie ensuite. 

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