Photographe grièvement blessé à Reims : l'Élysée souhaite que les auteurs soient "interpellés au plus vite"

Photographe grièvement blessé à Reims : l'Élysée souhaite que les auteurs soient "interpellés au plus vite"

VIOLENCES - Un photo-journaliste du journal "L'Union" a été violemment blessé à la tête après avoir reçu un projectile, samedi 27 février, rapporte le quotidien local. Le procureur de la République a annoncé l'ouverture de l'enquête.

Un photographe du journal L'Union dans un état grave. Samedi 27 février, Christophe Lantenois a été grièvement blessé alors qu'il était en déplacement à la Croix-Rouge, quartier "sensible" de Reims. Selon L'Union, il a été victime d'un jet de projectile, alors qu'il était en reportage dans le quartier.

Pris en charge par le Samu, le journaliste, âgé de 65 ans, a été transféré au CHU de Reims. Le procureur, qui a ouvert une enquête pour tentative de meurtre, a annoncé que son pronostic vital était engagé. Pour l'heure, les circonstances de l'agression restent encore incertaines. Si L'Union émet l'hypothèse d'un "jet de pavé" et assure que Christian Lantenois a été "lâchement et violemment pris a partie alors qu'il était seul", les circonstances précises de l'agression n'ont pas encore été établies. Le procureur confirme à LCI que le journaliste s'était rendu sur place pour "un possible rassemblement de jeunes". 

Le seuil de l'inacceptable a été franchi- Arnaud Robinet

Une source proche de l'enquête a  en effet confié à LCI s'être fait signaler un regroupement d'une trentaine d'individus armés de bâtons aux alentours de 15h. "Les forces de l'ordre étaient sur place, avaient identifié des mouvements de jeunes, dont certaines portaient des battes de base-ball, et des renforts avaient été appelés", a précisé à l'AFP le préfet de la Marne Pierre N'Gahane. À 15h30, les pompiers sont intervenus pour secourir le photographe. Ce dernier était accompagné d'une consœur, qui a rapporté avoir "entendu une altercation" avant de retrouver Christophe Lantenois.

L'agression a suscité des réactions au niveau local, le maire LR Arnaud Robinet estimant que "le seuil de l'inacceptable a été dépassé" et dénonçant un "ramassis de vauriens qui pourrissent la vie de nos quartiers". Au plus haut sommet de l'État, le ministre Gérald Darmanin a assuré le journaliste de ses "pensées" et la rédaction de L'Union de sa "solidarité". Il a assuré que la police nationale était "pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs". Le secrétaire général de Reporters sans frontières Christophe Deloire a fait part de sa "profonde émotion" et exprimé "tous les espoirs possibles pour le rétablissement" de Chrstian Lantenois.

Dans un éditorial publié dans la soirée, L'Union a dénoncé une agression qui n'est "pas le fruit du hasard" et annoncé qu'"une plainte va être déposée". Dimanche, l'Élysée a indiqué avoir contacté la rédaction de L'Union "pour exprimer son émotion et sa sympathie" et "son souhait de voir les auteurs de l'agression interpellés au plus vite"

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