Pierre-Jean Chalençon se défend et nie avoir organisé "la moindre soirée clandestine"

Pierre-Jean Chalençon se défend et nie avoir organisé "la moindre soirée clandestine"

DÉFENSE - Pierre-Jean Chalençon a été mis en cause dimanche soir dans un reportage de M6 montrant des dîners et des soirées organisés à Paris dans la clandestinité. Le collectionneur a nié ce lundi être l'organisateur de ce genre d'événements.

Dans l'affaire des dîners clandestins, l'homme tenant le rôle principal a nié en bloc ce lundi 5 avril en être l'un des organisateurs. Pierre-Jean Chalençon, collectionneur célèbre pour son style excentrique et ses goûts pour l'art napoléonien, s'est défendu dans l'émission "Touche pas à mon poste" : "Bien évidemment, je n'ai jamais organisé aucune soirée clandestine. Surtout pas avec des ministres". En effet, ce dernier a rapidement été identifié comme étant le témoin d'un reportage de M6, se vantant d'organiser des dîners clandestins en plein épidémie et déclarant sous couvert d'anonymat avoir "dîné la semaine dernière dans deux ou trois restaurants avec un certain nombre de ministres". 

Le collectionneur plaide le "coup monté"

Cette séquence a depuis fait réagir plusieurs membres du gouvernement, dont son porte-parole Gabriel Attal, qui a déclaré dimanche sur LCI ne pas croire "une seule seconde que des membres du gouvernement se rendent dans des restaurants clandestins". Et alors que l'avocat de Pierre-Jean Chalençon s'est fendu d'un communiqué dimanche soir, indiquant que son client faisait de "l'humour" en prononçant ces mots, le collectionneur a dénoncé dans l'émission de Cyril Hanouna le piège qui lui aurait été tendu : "Je trouve ça d'autant plus scandaleux la manière dont ces pseudo-journalistes de M6, du 1945 (le journal télévisé où a été diffusé le reportage vendredi dernier, ndlr), que je pensais être une chaine sérieuse (...), je suis très très triste de la façon dont on m'a traité. C'est une sorte de guet-apens, de coup monté".  

Pierre-Jean Chalençon a ensuite annoncé son intention de "déposer des plaintes" avant de répéter : "J'ai l'impression qu'on essaie de me faire porter le bouc émissaire ou qu'on essaie d'utiliser mon nom ou mon image pour faire tomber le gouvernement. Je n'ai jamais organisé de soirée clandestine avec quelque politiques qu'ils soient." 

Auprès de l'AFP, Pierre-Jean Chalençon a démenti tout aussi fermement l'organisation de festins, en concédant un repas à "six personnes"  et un autre à "neuf personnes" le 11 mars dernier afin de préparer une soirée "mi-juin, on l'espère, pour célébrer le bicentenaire de la mort de Napoléon".

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L'affaire, d'abord politique, est devenue judiciaire après l'ouverture d'une enquête par la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) pour "mise en danger d'autrui et travail dissimulé". En parallèle, une enquête administrative a été diligentée. Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir "demandé au Préfet de police de Paris de vérifier l'exactitude des faits rapportés afin, s'ils sont vérifiés, de poursuivre les organisateurs et les participants de ces dîners clandestins".

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