"Je revis" : l'immense soulagement de Roland, 88 ans, après le départ des squatteurs de sa maison

Roland, propriétaire d'une maison précédemment squatée

DÉNOUEMENT - Les occupants illégaux de la maison de Roland, depuis fin septembre à Toulouse, ont quitté les lieux jeudi 11 février, grâce à l'aide de ses voisins. Le retraité de 88 ans va pouvoir la vendre pour rejoindre sa femme en Ehpad.

La solidarité entre voisins aura fait déguerpir les squatteurs. Roland, un retraité de 88 ans, a repris possession de sa maison, squattée depuis le 26 septembre à Toulouse, après le départ des occupants jeudi 11 février : "Je revis", dit-il dans notre reportage en tête d'article. "Je n'aurais jamais cru qu'ils partiraient, je me suis dit qu'ils allaient rester jusqu'au mois de juin".

Pour se rapprocher de son épouse Odile, résidente d'un Ehpad, l'octogénaire s'était installé dans un petit appartement à Albi et navigue entre ses deux domiciles. Une dizaine d'individus avaient profité de son absence prolongée pour investir les lieux et changer les serrures. Mis au courant de la situation, il avait entamé avec sa fille, Diane, une longue bataille judiciaire pour les faire expulser.

Chassé de sa maison, qu'il continuait à venir entretenir régulièrement, Roland a vu son histoire avoir un écho national, alors que les occupations illégales de logement se multiplient en France. Le délai de 48 heures pour signaler la violation de domicile étant passé, toutes les demandes de cet ancien salarié de La Dépêche du Midi pour récupérer son bien sont restées vaines.

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"Le calvaire est terminé"

Le 26 octobre dernier, la justice avait ordonné l'expulsion des occupants, mais uniquement à la fin de la trêve hivernale, prolongée jusqu'au 1er juin en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. "Le juge, il leur a donné raison à eux ! C'est ça que je ne comprends pas !", s'était insurgé, il y a quelques jours, le retraité devant notre caméra. "Je suis en colère, moi j'ai 88 ans. Cette maison a tout le temps été à moi et ils (les squatteurs, ndlr) rentrent comme chez eux, comme si de rien n'était".

Désabusé et sans issue, le vieil homme s'était presque fait une raison. Il allait remettre à l'été prochain son projet de vendre son logement pour rejoindre sa femme en Ehpad. Du moins, c'est ce qu'il croyait jusqu'à jeudi. Vers 18h30, après quatre jours de négociations, la dizaine de squatteurs a quitté la résidence de l'octogénaire. Un dénouement rendu possible par l'intervention "sans violence" d'une vingtaine de jeunes du quartier de la Vache, touchés par l'histoire de Roland. 

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Squatteurs : la fin de l'impunité ?

Au terme de cette soirée à rebondissements, sa fille Diane, accompagnée de policiers, a pu rentrer dans la maison. Pour le plus grand bonheur de Roland. "Je suis content, je remercie tout le monde de m'avoir aidé, je suis soulagé et très content", a-t-il déclaré à La Dépêche du Midi, alors qu'il pensait devoir attendre le 1er juin pour retourner dans sa résidence toulousaine. "Je n'ai pas pu venir ce soir (jeudi) parce que je suis à la clinique, j'espère qu'ils ne reviendront pas. Le calvaire est terminé." 

Le retraité va désormais pouvoir vendre son logement pour rejoindre la femme qu'il aime, Odile. "C'est un rêve pour moi."

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