Seine-et-Marne : l'auteur présumé des tags et croix gammées hospitalisé d'office

Seine-et-Marne : l'auteur présumé des tags et croix gammées hospitalisé d'office

JUSTICE – Un homme âgé de 41 ans, soupçonné d'être l'auteur des nombreux tags retrouvés dans le département au cours de ces derniers mois a été interpellé lundi 4 janvier à son domicile du Mée-sur-Seine avant d'être interné le lendemain.

"Biobanananas, "Charles", mais aussi de nombreuses croix gammées, un peu partout, dans le 77. Après plusieurs semaines d'enquête, les forces de l'ordre ont interpellé un quadragénaire soupçonné d'être l'auteur de ces inscriptions taguées entre octobre 2020 et début janier 2021, notamment sur un radar de vitesse sur l'autoroute A5, 67 tombes du cimetière municipal de Fontainebleau, le mur de la mairie de Vaux-le-Pénil ou encore les églises des villages des Écrennes et Échouboulains.

Cet homme âgé de 41 ans a été repéré puis identifié notamment grâce à des images de vidéosurveillance transmises par la gendarmerie, qui a apporté son concours à l'enquête pilotée par le commissariat de Melun. Les policiers sont allés chercher le suspect lundi soir vers 22h à son domicile du Mée-sur-Seine alors qu'il "sortait de chez lui avec des bombes de peinture de mêmes caractéristiques que celles utilisées pour les tags", selon une source proche de l'enquête. 

Il a reconnu l'intégralité des faits

 "L'individu a reconnu l'intégralité des faits en garde à vue, précise ce mercredi matin le parquet de Melun à LCI. Il a expliqué aux enquêteurs avoir subi des moqueries de la part de membres du collectif de musique techno Biobananas et indique avoir réalisé ces inscriptions pour attirer l'attention sur ce qu'il affirme avoir subi". 

Le quadragénaire, en arrêt maladie depuis plusieurs mois, célibataire et sans enfant avait un traitement psychiatrique. "Il a été hospitalisé d'office mardi soir", fait savoir le parquet. 

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Pourquoi les croix gammées?

Interrogé sur le choix des croix gammées, le suspect a dit n'avoir "pas voulu cibler une ethnie, une institution ou une religion particulière". "Il avait vu que ce type d'inscriptions attiraient l'attention médiatique et a donc opté pour ce choix", ajoute le parquet. 

De nombreuses familles avaient été très touchées par les tags retrouvés sur les pierres tombales notamment du cimetière de Fontainebleau. "Pour elles c'est un soulagement de savoir que ce monsieur ne sévira plus", nous confie une source proche de l'enquête.

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