Son agression, le cancer, son procès : les confidences de Bernard Tapie au 20H de TF1

Son agression, le cancer, son procès : les confidences de Bernard Tapie au 20H de TF1

ENTRETIEN - L'homme d'affaires de 78 ans était l'invité du 20H de Gilles Bouleau lundi 26 avril. Il est revenu brièvement sur l'agression dont son épouse et lui ont été victimes. Il a surtout évoqué son combat contre le cancer, le dernier round dans le procès qui l'oppose au Crédit Lyonnais et l'actualité autour du Covid-19.

Il n'est pas du genre à mâcher pas ses mots. Et malgré la maladie qui le ronge de l'intérieur, l'homme d'affaires de 78 ans n'a rien perdu de son aplomb. Au cours de cet entretien exclusif, Bernard Tapie est revenu sur la violente agression dont il a été victime avec son épouse Dominique début avril, dans la nuit du 3 au 4 avril, dans sa résidence de Seine-et-Marne. Un événement traumatisant sur lequel il revient pour la première fois dans les médias. Il nous parle également de ses combats, celui contre le cancer, mais aussi ses affaires en justice. L'occasion aussi pour lui de passer un coup de gueule, en appelant les Français à se faire vacciner.

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L'homme d'affaires évoque d'abord, brièvement, le violent cambriolage dont son couple a été victime. Une première dans les médias, sur laquelle il ne s'attardera pas : "Je n’avais rien fait pour mériter cela. Mais vous savez, il y a des milliers de cas par an et que la justice a beaucoup de mal à investiguer pour retrouver les coupables", indique-t-il. "La seule chose que je peux vous dire dans cette affaire, c’est qu’il y avait une haine dans leur regard, leur façon d’agir et de parler : ce n’était pas : 'Tais-toi !' C'était 'Ta gueule !' On sentait qu’on était quelqu’un à abattre".

Décidé à ne pas faire de ce traumatisme "un souvenir", il préfère parler d’un autre combat : celui contre sa maladie, le cancer, qu’il a rendu public, il y a quatre ans. "Quand j’ai appris que j’avais un cancer, je n’ai pas compris. Je ne fumais pas, je ne buvais pas… J’avais juste quelques emmerdes avec le Crédit lyonnais. Vous connaissez le dicton populaire : 'Il ne faut pas se faire de mauvais sang' ? Eh ben voilà... Je me suis fait beaucoup de mauvais sang", résume l'homme d'affaires. Bernard Tapie ne désespère pas pour autant. "La médecine va à une vitesse incroyable. Nous avons découvert le vaccin en seulement un an alors qu’il faut habituellement 10 ou 15 ans. Celui qui est atteint aujourd’hui d’un cancer dit mortel à court terme, eh bien ce n’est pas sûr. Donc, il faut continuer à se battre", encourage-t-il.

Je ne suis pas un surhomme, je suis comme tout le monde, il y a des moments de déprime, de souffrance- Bernard Tapie

Une bataille qu'il mène aussi et surtout pour ses proches, dit-il. "Chacun trouve le mobile de son combat. Ce qu’il y a d’universel, c’est d’arrêter de faire souffrir ceux qui sont autour de nous. Car ils souffrent, eux aussi. Je crois qu’on n’a pas à se vanter de trouver le courage. On doit plutôt avoir honte de ne pas l’avoir", affirme Bernard Tapie. L'occasion, pour lui, de rendre hommage au médecin qui le suit depuis le début de la maladie. "On est dans une épreuve. J'ai l’œsophage, l’estomac, les poumons, les reins et maintenant le cerveau... Il faut reconnaître qu’il n’est pas tombé sur un mec facile. Mais on va essayer", explique-t-il, se voulant optimiste pour la suite.

Bernard Tapie n'a pas dit son dernier mot face à la maladie. Pour cela, l'homme d'affaires peut compter sur son moral d'acier et son énergie. "J’essaie d’être heureux dans la vie et de rendre heureux ceux qui vivent avec moi. Je ne suis pas un surhomme, je suis comme tout le monde, il y a des moments de déprime, de souffrance. Mais la différence, c’est que lorsque je suis très mal et que j’appelle Gilles Bouleau pour lui dire : 'On ne peut pas reporter l'interview ?' Et qu’on me répond : 'Ce n’est pas possible, on a tout mis en place'. Je dis : 'Okay, j’arrive et puis je suis content d’être là !'".

Si tu refuses de te faire vacciner et que t’en crèves, tu as choisi. Sauf que là, tu fais crever les autres- Bernard Tapie

Autre combat qui lui est cher, la vaccination. Et Bernard Tapie ne cache pas son agacement face à l'attitude de ceux qui refusent l'injection. "Ça me met en colère, car si tu refuses de te faire vacciner et que t’en crèves, tu as choisi. Sauf que là, tu fais crever les autres. Car tant que nous n’aurons pas un nombre de personnes vaccinées qui permettra d’enrayer l’épidémie, on fait mourir les autres. Donc ce n’est pas seulement un combat pour soi. C’est un travail d’équipe. Chaque citoyen doit comprendre qu’il est un relais par rapport aux autres. Il faut absolument se faire vacciner".

Tout a encore de l’importance, je suis gavé de rien- Bernard Tapie

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Le cancer et les suites de son cambriolage ne sont pas les seules actualités de Bernard Tapie. Le 10 mai prochain, son procès pour escroquerie dans l'arbitrage controversé du Crédit Lyonnais, en 2008, va enfin avoir lieu, après avoir été renvoyé à l'automne dernier en raison de son état de santé. Une affaire longue de 25 ans dont il attend l'épilogue avec impatience. "Nous avons passé la première étape d’une manière formidable, avec une magistrate qui, il faut le rappeler, est particulièrement sévère. Elle ne fait pas de cadeau et elle nous a relaxés. Il faut qu’on confirme que les conditions de la relaxe étaient bonnes", commente l'ancien ministre, qui se veut confiant.

Au cœur de cet agenda bien rempli, Bernard Tapie continue de mener des projets. "Tout a encore de l’importance, je suis gavé de rien, reprend l'homme d'affaires. Et si demain j’ai encore de la voix, pour la confidence, [Gilles] Lellouche m’attend avec ses caméras. Il veut faire un dernier film avec moi. Et je suis fou de bonheur parce que dans ce film, il y a des mecs et des femmes exceptionnels."  Et d'ajouter : "Vous savez ce qui me rend très fier ? M. Delon vient de faire un film dans lequel il dit : ‘J’ai trois idoles : Bernard Arnault, Belmondo et Tapie'. Et vous me demandez si j’ai envie de partir ? Mais enfin, la vie est belle !"

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