Soupçons d'emplois fictifs : le procès en appel du couple Fillon débute ce lundi

Soupçons d'emplois fictifs : le procès en appel du couple Fillon débute ce lundi

JUSTICE - François Fillon, son épouse, Penelope Fillon, et Marc Joulaud sont jugés en appel à partir de lundi dans le cadre des soupçons d'emplois fictifs révélés lors de la campagne présidentielle de 2017.

François et Penelope Fillon sont à nouveau attendus à la barre ce lundi 15 novembre. Le couple est jugé en appel dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs qui avait miné la campagne présidentielle de l'ex-Premier ministre en 2017. Le dossier sera à nouveau examiné par la cour d'appel de Paris jusqu'au 30 novembre. Lors du premier procès, François Fillon avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement dont deux ferme, 375.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics, notamment. 

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L'affaire Penelope Fillon

François Fillon devra s'expliquer sur les trois contrats de son épouse qui stipulaient son rôle d'assistante parlementaire entre 1998 et 2013. Penelope Fillon a été rémunérée 613.000 euros nets pour ses activités "fictives ou surévaluées" selon l'accusation, qui relevaient du "rôle social" d'une "conjointe d'homme politique", mais pas d'une collaboratrice. Le couple se défend en expliquant qu'elle gérait notamment le courrier et relisait les discours de François Fillon. La défense regrette également une enquête "à charge" et s'appuie sur la polémique liée aux déclarations de l'ex-cheffe du parquet national financier (PNF), Éliane Houlette. 

Plusieurs emplois familiaux au centre du procès

Le couple Fillon est aussi jugé pour l'emploi de leurs deux enfants en tant qu'assistants parlementaires de leur père sénateur entre 2005 et 2007, ainsi que pour le contrat de Penelope Fillon comme "conseillère littéraire" en 2012 et 2013 à la Revue des deux mondes. François Fillon est également jugé pour avoir omis de déclarer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) un prêt de 50.000 euros. Sur ce point, il avait été relaxé en première instance.

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Lors du premier procès, Penelope Fillon avait été condamnée à trois ans de prison avec sursis, 375.000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité. Marc Joulaud avait également fait l'objet d'une condamnation. Suppléant de François Fillon lorsqu'il était député de la Sarthe, il s'était vu infliger par la justice trois ans d'emprisonnement avec sursis, 20.000 euros d'amende avec sursis et cinq ans d'inéligibilité. Tous deux ont aussi fait appel. De son côté, l'Assemblée nationale, partie civile, avait obtenu plus d'un million d'euros en dommages et intérêts.

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