Surveillance des salariés : Ikea France condamné à un million d'euros d'amende

Surveillance des salariés : Ikea France condamné à un million d'euros d'amende

VERDICT - La filiale française du géant suédois était accusée d'avoir illégalement espionné plusieurs centaines de salariés entre 2009 et 2012. Alors que l'ancien PDG d'Ikea France a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 50.000 euros millions d'euros d'amende, le groupe a écopé d'une amende d'un million d'euros.

C'est une peine clémente au vu des réquisitions du parquet, qui réclamait le double. La filiale française du groupe suédois Ikea a été condamné ce mardi 15 juin à une amende d'un million d'euros pour "recel de collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux"

Son ancien PDG de 1996 à 2009, Jean-Louis Baillot, a été, lui, condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 50.000 euros. La filiale française d'Ikea était accusée aux côtés d'anciens responsables d'avoir illégalement espionné plusieurs centaines de salariés entre 2009 et 2012.

En vidéo

Espionnage de salariés : le procès Ikea

"L'enjeu" de ce procès est celui "de la protection de nos vies privées par rapport à une menace, celle de la surveillance de masse", avait déclaré la procureure Paméla Tabardel le 30 mars dernier, en demandant que la réponse pénale soit un "message fort" envoyé à "toutes les sociétés commerciales".

"Système de surveillance"

Durant les deux semaines d’un procès parfois houleux dans les Yvelines, Ikea France a été jugée aux côtés de quinze autres prévenus, anciens dirigeants de l’entreprise, directeurs de magasins, fonctionnaires de police et patron d’une société d’investigations privée. Ils se sont renvoyés la responsabilité des accusations, dont la collecte et divulgation illicite d’informations personnelles ou la violation du secret professionnel.

Lire aussi

Révélée par la presse puis instruite à partir de 2012, cette affaire a mis au jour, selon l’accusation, "un système de surveillance" d’employés et de clients. Ikea France et ses dirigeants de l'époque sont soupçonnés de s'être illégalement renseignés sur leurs antécédents judiciaires, leur train de vie ou leur patrimoine via une société "en conseil des affaires" Eirpace, qui aurait pioché ces données confidentielles dans des fichiers de police. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : Londres supprime la quarantaine obligatoire pour les voyageurs vaccinés venant de France métropolitaine

Extension du pass sanitaire : les points que le Conseil constitutionnel pourrait censurer

Covid-19 : traités "comme des animaux", le cauchemar de Français bloqués dans un hôtel insalubre en Sicile

"On attend juste que le soleil se couche" : en Grèce, "la pire canicule" depuis 30 ans

Covid-19 : que signifie concrètement le plan blanc, activé en Corse, Paca et Occitanie ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.