Tireur de Valence : le lien entre les meurtres de Drôme-Ardèche et celui du Haut-Rhin est "confirmé"

Tireur de Valence : le lien entre les meurtres de Drôme-Ardèche et celui du Haut-Rhin est "confirmé"

FAIT DIVERS - Les deux meurtres commis jeudi dans la Drôme puis en Ardèche, pour lequel un homme est en garde à vue à Valence, sont liés à un précédent homicide par arme à feu commis mardi dans le Haut-Rhin, selon une source proche de l'enquête.

Le quadragénaire interpellé hier dans la Drôme serait aussi le tueur du Haut-Rhin. Selon une source proche de l'enquête citée ce vendredi par l'AFP,  les deux meurtres commis jeudi dans la Drôme puis en Ardèche, pour lequel un homme est en garde à vue à Valence, sont liés à un précédent homicide par arme à feu commis mardi à Wolfgantzen (Haut-Rhin).

"Le lien avec les faits de l'Est est désormais confirmé" mais "le suspect ne parle pas pour l'instant", a déclaré cette source vendredi. Un lien ADN aurait ainsi été établi entre le double meurtre de Drôme-Ardèche commis jeudi et une tentative d'homicide survenue dans le Haut-Rhin deux jours plus tôt, le 26 janvier. 

"Il est mutique, il ne parle pas du tout sur les faits, ne répond pas aux questions", a précisé le procureur de la République à Valence, Alex Perrin, précisant que la garde à vue de Gabriel F., 45 ans, avait été prolongée de 24 heures vendredi matin. "Les faits du Haut-Rhin sont traités par les parquets de Mulhouse et Colmar, on essaie de voir s'il y a un lien à faire. Ce n'est pas improbable, des vérifications sont en cours", a ajouté le magistrat.

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Attaques meurtrières de DRH et d'une conseillère Pôle emploi

Une voiture rouge

Jeudi matin, le suspect domicilié à Nancy a tué par balle une femme âgée de 53 ans, conseillère dans une agence de Pôle Emploi à Valence, où il avait été inscrit jusqu'en 2013. Il a ensuite abattu la DRH d'une entreprise en Ardèche dont il s'était fait licencier dans le passé, avant d'être interpellé par la police.

Très vite, les enquêteurs ont fait le rapprochement avec une autre affaire : le meurtre d'une DRH survenu mardi dans le Haut-Rhin, suivi de l'agression d'un homme travaillant lui aussi dans les ressources humaines dans le même département.

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Mardi 26 janvier en effet, à Wolfgantzen à plus de 5 heures de route de Valence, la responsable de la Société Knauf a été retrouvée morte vers 18h40 dans son véhicule garé sur le parking de la société qui l'emploie et qui est située dans une zone d'activités de la région. Ce sont des collègues qui l'ont découverte là. Alertés, les secours ne sont parvenus à la sauver. Âgée de 39 ans et mère de deux enfants, Estelle L. a été tuée par arme à feu. Le parquet de Colmar avait aussitôt ouverte une enquête en flagrance pour assassinat et l'a confiée à la section de recherches de Strasbourg a été chargée des investigations. 

Cet homicide avait été suivi de l'agression d'un homme, travaillant aussi dans les ressources humaines, attaqué chez lui à Wattwiller, dans le même département, par un homme armé qui l'a raté avant de prendre la fuite en voiture. Selon la presse alsacienne, ces deux personnes sont liées à un plan social ayant touché, dans les années 2000, une entreprise d'Eure-et-Loir dont le suspect de Valence était salarié à l'époque.

L'agresseur qui a pris la fuite mardi à Wattwiller (Haut-Rhin) était au volant d'une voiture rouge, de la même couleur que celle utilisée par l'homme arrêté dans la Drôme. Des expertises ont par ailleurs été réalisées sur les  deux armes retrouvées dans son véhicule et sur le site de l'entreprise ardéchoise, et les douilles retrouvées en Alsace.

Communiqué de la procureure de la République de Colmar

Dans un communiqué diffusé ce vendredi à 18 heures, Catherine Sorita-Minard, procureure de la République de Colmar revient sur l'assassinat d'Estelle L., 39 ans,  survenu mardi sur sa région.  "En l'état actuel des investigations, il apparaît que la victime a été tuée par usage d'une arme de poing de type Luger 9 mm. L'examen du véhicule et du lieu des faits montrent que l'auteur a fait usage à plusieurs reprises de son arme. Si une similitude d'arme utilisée est mise à jour avec les faits commis dans la Drôme (même type d'arme), il n'est pas à ce stade établi qu'il s'agisse de la même arme, tient à préciser la magistrate. L'expertise balistique qui sera effectuée permettra sans doute de le déterminer. Des prélèvements ont été effectués sur la scène de crime et seront analysés".

La procureure ajoute que l"'examen effectué par le médecin légiste qui s'était déplacé sur le lieu des faits établit l'existence de

plusieurs plaies sur le corps de la victime". Les premières conclusions de l'autopsie pratiquée ce vendredi sur le corps de la trentenaire lui seront communiqués dans la soirée. 

Par ailleurs, Catherine Sorita-Minard, souligne qu'il n'y a "pas de témoin direct des faits". "Un témoin atteste avoir vu à proximité un véhicule de couleur rouge. Il n'est pas établi en l'état qu'il s'agit de celui dans lequel se trouvait la personne interpellée dans la Drôme", écrit-elle dans un communiqué. "Les services enquêteurs de la gendarmerie nationale d'Alsace travaillent en étroite collaboration avec ceux de la police judiciaire en charge de l'enquête dans la Drôme, afin d'effectuer tout

rapprochement utile", conclut la magistrate précisant qu'elle "reste saisie des faits commis à Wolfgantzen"pour le moment".

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