Toulouse : enquête ouverte après un rassemblement festif d'internes et de soignants à l'hôpital

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JUSTICE - Le parquet de Toulouse a ouvert ce lundi une enquête préliminaire après une fête ayant réuni une centaine de personnes dans les locaux de l'internat de médecine de l'hôpital Rangueil, au sud de la ville rose.

Dès le 16 novembre, en plein cœur de la deuxième vague, le CHU de Toulouse avait pourtant rappelé "les règles devant prévaloir au sein de l’internat pendant la période épidémique" soulignant particulièrement "l’impérieux respect des gestes barrières ainsi que l’interdiction formelle de rassemblement". 

Manifestement, la mise en garde n'a pas suffi puisque dans la nuit du 9 au 10 avril une centaine de personnes auraient participé à une soirée dans les locaux de l'internat de médecine de l'hôpital Rangueil, au sud de la ville rose. 

Le CHU de Toulouse condamne ce rassemblement

Selon La Dépêche du Midi, des étudiants, des internes, mais aussi des membres du personnel soignant se seraient réunis malgré la crise sanitaire. Du coup, le parquet de Toulouse a décidé d'ouvrir ce lundi une enquête préliminaire. De son côté, "le CHU de Toulouse condamne fermement ce rassemblement", a indiqué dans un communiqué la direction de l'hôpital, précisant avoir été entendue par la police sur ces faits. 

Le CHU a également décidé de "la fermeture, à titre conservatoire, de l’internat durant ce week-end" ainsi que de diligenter, parallèlement à l'enquête judiciaire, "une enquête administrative interne afin de déterminer l’identité des organisateurs et des participants à l’encontre desquels des sanctions disciplinaires seront prises".

Besoin de "décompresser"

Samedi, à l'occasion d'un hommage à Paris à cinq internes en médecine qui se sont suicidés depuis le début de l'année, le président de l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), Gaétan Casanova, a dénoncé "l'urgence de la situation" de ces étudiants en médecine employés par l'hôpital public dans cette période de crise sanitaire. 

Le responsable syndical s'est fait le porte-parole de la "souffrance par l'épuisement au travail, le harcèlement, la difficulté et la pression des concours" chez les internes. Selon l'Isni, ils effectuent en moyenne 58 heures hebdomadaires, d'après des données qui datent d'avant la crise sanitaire, alors que le temps de travail maximum légal fixé par la loi est de 48 heures.

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Si le président de l’Amicale des internes dénonce de son côté "une attitude irresponsable", des étudiants confient quant à eux leur besoin de "décompresser" face à une situation tendue dans les hôpitaux et rappellent dans les colonnes du quotidien régional qu’ils sont vaccinés contre le Covid-19.

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