Tuerie de Chevaline : pourquoi le périmètre de la scène de crime est à nouveau bouclé

Tuerie de Chevaline : pourquoi le périmètre de la scène de crime est à nouveau bouclé

9 ANS APRÈS- Le périmètre de la tuerie de Chevaline a de nouveau été bouclé ce jeudi matin. Il ne s'agit pas d'un rebondissement dans cette affaire toujours non résolue depuis 2012, mais d'un acte de procédure visant à chronométrer le scenario établi par les différents témoignages.

Ce jeudi matin, les habitants de Chevaline ont vu revenir dans leur petit village de Haute-Savoie un cortège de journalistes, et se déployer un important dispositif de sécurité. Le retour de la police sur place, neuf ans après les faits, réveille la curiosité pour cette affaire toujours mystérieuse, autour de laquelle se sont multipliées les théories.

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La tuerie de Chevaline

Pour notre envoyée spéciale sur place, comme on le voit dans la vidéo en tête d'article, il ne faut pas parler de reconstitution. Il s'agit en fait, selon Rym Bey, d'effectuer des "relevés chronométriques, c’est-à-dire en clair de mesurer des temps de parcours sur la base des différents témoignages recueillis tout au long de cette enquête" ouverte en septembre 2012.

Neuf ans d'enquête

Le 5 septembre cette année-là, quatre personnes étaient assassinées par balles sur une route de montagne boisée de Chevaline, dans des circonstances confuses. Trois membres d'une même famille britannique sont tués par balles dans leur voiture, tandis qu'un cycliste de la région est abattu à quelques mètres de la scène. Une fillette de sept ans, gravement blessée, est retrouvée hagarde par le premier témoin sur les lieux, un cycliste britannique. Il faudra encore des heures pour que vers minuit, les gendarmes découvrent une seconde fillette de quatre ans, vivante mais prostrée sous les jambes de sa mère dans la voiture.

Beaucoup de pistes, la plupart dans l'impasse

La famille Al-Hilli est britannique, mais ses membres sont originaires d'Irak, ce qui alimentera une profusion de théories quant aux mobiles de la tuerie. Si un grand nombre de pistes ont été fouillées, toutes semblent dans l'impasse neuf ans après les faits. L'hypothèse d'une implication du criminel français Nordahl Lelandais a même un temps été examinée, avant d'être rejetée par les enquêteurs. La piste d'un motard aperçu près des lieux a longtemps été suivie, mais ne menait finalement qu'à un passionné de parapente, qui ne faisait que passer par là. Un véhicule 4x4 avec le volant à droite, donc supposément britannique lui aussi, a été décrit par un témoin, mais jamais identifié.

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Pour notre envoyée spéciale à Chevaline, l'acte judiciaire exécuté aujourd'hui à Chevaline est normal, mais crucial : "les enquêteurs ne veulent pas passer à côté de quelque chose", explique-t-elle. Des témoins ont été convoqués, notamment ceux qui avaient vu passer la voiture des Al-Hilli, et sont présents sur les lieux pour être remis en situation, l'important périmètre de sécurité permettant de les tenir à distance des caméras et des curieux. "C'est classique, mais dans une affaire qui ne l'est pas", conclut Rym Bey. 

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