Un attentat déjoué contre une église de Montpellier ? Cinq femmes interpellées à Béziers toujours en gardes à vue

Un attentat déjoué contre une église de Montpellier ? Cinq femmes interpellées à Béziers toujours en gardes à vue

ANTI-TERRORISME - Cinq femmes - dont une soupçonnée de vouloir commettre un attentat - ont été interpellées à Béziers dans la nuit de samedi à dimanche 4 avril. Les enquêteurs tentent désormais de connaître la nature de l'action envisagée, qui pourrait être un attentat contre une église de Montpellier.

Cinq femmes dont une mineure ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche à Béziers. L'une d'entre elles, âgée de 18 ans, est soupçonnée d'avoir voulu commettre une action violente visant les fidèles d'une église de Montpellier mais cette cible n'est pas confirmée. Les quatre autres femmes interpellées, la mère et trois sœurs de la personne initialement visée par l'opération, l'ont été parce qu'elles étaient présentes au domicile de la première. 

Selon nos informations, les interpellations ont été effectuées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avec l'assistance du RAID dans le cadre d'une enquête diligentée par le parquet national antiterroriste. Il s'agit désormais de déterminer la nature du projet éventuel. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste.

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L'interpellation aurait eu lieu dans le quartier populaire de La Dévèze, au sud-est de Béziers, selon Le Point. L'hebdomadaire a également indiqué, citant une source locale, que ces femmes "étaient connues pour être radicalisées et concernant certaines d'entre elles pour avoir visionné des vidéos" du groupe État islamique.

Le parquet a prolongé de 24 heures les gardes à vue de la jeune fille de 18 ans soupçonnée d'avoir voulu commettre un attentat et de quatre autres femmes de sa famille, a appris ce lundi l'AFP de source judiciaire.

Même si les actions terroristes d'inspiration djihadiste sont très majoritairement perpétrées par des hommes, des femmes ont déjà été condamnées en France pour de tels actes. Quatre femmes devenues le "visage du jihad au féminin" selon le parquet antiterroriste à l'époque, dont Ornella Gilligmann et Inès Madani qui avaient tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame de Paris en 2016, avaient ainsi été condamnées aux assises en 2019 à des peines allant jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. Le procès en appel d'Inès Madani et de Mohamed Lamine Aberouz doit se tenir en mai à Paris. 

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