Valence : un collégien crie "Allah Akbar" lors de l'hommage à Samuel Paty, son père en garde à vue

Un élève crie "Allah Akbar", son père le soutient

INCIDENT - Un homme est en garde à vue depuis lundi pour avoir menacé de mort le personnel d'un collège de Valence (Drôme), où son fils avait écopé d'un avertissement après avoir crié "Allah Akbar" lors de l'hommage à Samuel Paty, selon le parquet.

Les faits initiaux se sont déroulés vendredi dans un collège de Valence, lors de la minute de silence organisée un an après l'assassinat de Samuel Paty. Un collégien de cinquième âgé de 11 ans, "a été amené à réfléchir sur son comportement" et "a de lui-même proposé de s'excuser auprès de son professeur et de ses camarades" après avoir crié "Allah Akbar" lors de l'hommage au professeur d'histoire-géographie, indique le rectorat de l'académie de Grenoble dans un communiqué.

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Samuel Paty, un an après

L'adolescent a cependant écopé d'un avertissement et son père, un agent de sécurité âgé de 43 ans, a été prévenu par téléphone. Durant l'entretien, il "félicitait le comportement de son fils", puis injuriait et menaçait une première fois la direction du collège, selon le parquet.

Perquisition au domicile du père

Lundi matin, l'homme pénétrait dans l'établissement et réitérait ses propos "de manière encore plus vive, allant jusqu'à prononcer des menaces de mort", selon le rectorat. La police a alors été alertée et le parent d'élève interpellé.

Lors d'une perquisition à son domicile, les enquêteurs ont découvert "une bible, deux livres salafistes, un nunchaku, un sabre, une canne-épée ainsi que la somme de 11.500 euros", indique le procureur de la République à Valence, Alex Perrin, dans un communiqué de presse. La garde à vue du père, connu des services de police et de la justice pour des faits anciens, a été prolongée et une expertise psychiatrique est en cours.

Une centaine d'incidents lors de l'hommage

Une centaine d'incidents lors de l'hommage à Samuel Paty ont été recensés par le ministère de l'Éducation nationale. Interrogé mardi sur celui de Valence, en marge du lancement à Paris de son plan de formation à la laïcité pour les enseignants, Jean-Michel Blanquer a répondu qu'il n'en considérait aucun comme "anodin" et que tous faisaient l'objet d'un suivi.

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"Nous avons maintenant, avec le ministère de l'Intérieur, des cellules de suivi des phénomènes de radicalisation. Ça permet de voir ce qui se passe avec une famille comme celle-ci" et de décider "des mesures sociales et pénales éventuellement à prendre, de façon à ne pas laisser sans suite des phénomènes comme cela", a dit le ministre.

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